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14 Mar 2020 | Trafic
 

Avec l’aide d’un complice, un livreur de cigarettes avait fait croire à un braquage, le 27 juin dernier sur la D817 à hauteur d’Artigueloutan (à 14 kilomètres de Pau). Le duo est passé en jugement, ce jeudi 12 mars. 

•• Selon le premier scénario livré aux gendarmes, le fourgon avait été intercepté en pleine voie par deux véhicules et des hommes cagoulés, le chauffeur extrait manu militari de la cabine puis frappé et arrosé de lacrymo. Deux palettes de cartouches s’étaient ainsi envolées.

Reste que l’enquête des gendarmes a fini par mener aux vraies circonstances d’un « auto-braquage ». Interpellés deux mois après, les « victimes » étaient passées aux aveux (voir 25 octobre et 7 septembre 2019).

•• À la barre du tribunal, les deux inculpés ont forcément regretté leur malheureuse initiative. Le chauffeur a avancé le manque d’argent , l’envie de faire plaisir à ses trois enfants et « c’était devenu une obsession de transporter chaque semaine plus d’1,7 million d’euros de cigarettes … ».

Le simulacre de casse a été bien « ficelé » selon le parquet. Pour jouer la victime, le chauffeur est allé jusqu’à se mettre « volontairement deux ou trois coups » avant d’être « gazé » par son complice.

Le président du tribunal a cherché d’ailleurs à savoir pourquoi ils n’ont pris que deux palettes (soit 120 cartons) et pas la totalité du chargement. Réponse : « je ne voulais pas non plus être millionnaire ! ça faisait déjà beaucoup ! » selon l’un des prévenus.

•• Finalement, la qualification de vol en bande organisée n’a pas été retenue par la vice-procureure qui s’appuie plus sur l’ abus de confiance. Elle a requis 30 mois de prison pour le chauffeur et 24 mois pour son complice.

Le tribunal a ramené la peine à 14 mois ferme pour l’un et 12 mois pour l’autre.