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5 Mai 2021 | Institutions
 

L’Institut national du Cancer vient de lancer, dans les médias, sa campagne de communication pour sensibiliser aux risques de cancers liés à la consommation de tabac (voir 3 mai).

Avec des pages apparaissant dans les journaux portant l’accroche suivante : « Qui foudroie 45 000 personnes par an ? Aujourd’hui encore, le tabac est la première cause des cancer ».

Ensuite, un court texte qui arrive à la conclusion suivante « … le tabac est à l’origine de 17 cancers différents. Alors, face à ce champion du risque de cancers, il n’y a pas d’arrangement possible, aucune concession à faire : il faut arrêter de fumer, c’est la seule façon de le vaincre.  Chaque jour, plus de 10 000 fumeurs décident d’arrêter de fumer. Et vous ? Savoir c’est pouvoir agir. »

•• Le message surprend par sa formulation laconique : « il faut arrêter de fumer, c’est la seule façon de le vaincre ».

Alors que la question première des fumeurs souhaitant arrêter est différente: ce serait plutôt « comment puis-je arriver à arrêter ? » Interrogation lancinante chez les plus de 10 000 qui « décident d’arrêter » chaque jour.

Le message surprend aussi par un son côté radical : « il n’y a pas d’arrangement possible, aucune concession à faire ». De quoi parle-t-on?

•• Cet « arrangement » et cette « concession » semblent bien des allusions à toute démarche de réduction des risques. C’est-à-dire la possibilité pour le fumeur de recourir à des produits à risques réduits, à des produits potentiellement moins nocifs. Comme le vapotage et le tabac chauffé qui sont déjà pris en compte dans la politique anti-tabac d’autres pays.

On en reparlera.