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11 Juil 2020 | Trafic
 

Ce n’est pas une surprise …

Les réactions au vote par l’Assemblée nationale d’un amendement gouvernemental – sur une réduction drastique des quantités de transport du tabac autorisées pour un particulier revenant d’un pays étranger (de 4 à 1 cartouche / voir 10, 9 et 8 juillet) – sont pour le moins contrastées … que l’on soit buraliste ou fumeur accoutumé aux achats frontaliers. Exemples.

•• Sur BFMTV, ce 10 juillet, Christophe Carpentier (président des buralistes de Lille) : « à sept euros d’un côté et dix euros de l’autre … c’est complètement déloyal. Il faudrait une uniformisation européenne que l’on demande depuis un certain temps. Et on espère que cette limitation soit une première marche ».

Pendant ce temps au Bizet, en Belgique, deux acheteuses françaises réagissent  : « c’est encore les petits salaires qui vont subir par rapport aux gens plus aisés …» ;  « au lieu d’y aller une fois par mois, on ira deux à trois fois ».

•• Sur France Bleu Occitanie, ce 9 juillet, Gérard Vidal (président de la fédération des buralistes d’Occitanie et vice-président de la Confédération) insiste  : « il y a des années qu’on se bat contre ce problème-là, car la politique de santé mise en place par le Gouvernement ne devrait pas passer par une forte hausse des prix creusant un avantage différentiel avec nos voisins.  Aujourd’hui, l’écart avec l’Espagne est de 50 %. Pendant le confinement, on a fait des ventes exceptionnelles : on a retrouvé 1,5 million de clients fumeurs qu’on avait perdu.

« Si on veut qu’une politique de santé soit mise en place, elle doit être européenne. Et face à l’énorme perte fiscale, on a demandé la réduction à une seule cartouche par particulier. On a aussi demandé le gel de la fiscalité pendant cinq ans, en espérant que les pays voisins augmentent un peu les prix ».

•• Une cliente originaire de Troyes, (à près de trois heures de route de la station-service luxembourgeoise de Berchem) déclare à un journaliste de L’Essentiel : « cette nouvelle mesure va nous embêter, car on fait le déplacement pour un groupe de personnes tous les trois mois. Mais ce n’est pas pour autant que l’on ira acheter du tabac en France. On viendra simplement encore plus souvent ici en remplissant les voitures comme il faut.

« Pendant le confinement, en achetant mes cigarettes en France, j’ai perdu entre 300 et 400 euros. C’est énorme pour mon budget et c’est très intéressant de venir ici. Je ne comprends pas cette nouvelle mesure du gouvernement français. C’est vraiment abuser. Une cartouche autorisée, ça ne vaudrait plus le coût de se déplacer, car il y a quand même les kilomètres. Par contre, je peux vous assurer que l’on réussira à s’organiser autrement ».