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20 Juil 2020 | Trafic
 

Les buralistes du pays de Thiérache, proche de la frontière belge, voient d’un bon œil la réduction des quotas de transport du tabac par les particuliers (voir 10 juillet). 

•• « C’est un bon début, mais il faut qu’il y ait des contrôles réguliers de la Douane, sinon ça ne servira à rien » prévient, dans L’Aisne Nouvelle, une buraliste d’Hirson.

Lors de la réouverture de la frontière franco-belge, la commerçante s’inquiétait de voir partir ses clients du confinement vers Macquenoise (côté belge ). « Ça s’est hélas confirmé», déplore Corine Galoin. « Presque aucun de ces nouveaux clients n’est revenu. Heureusement que nous pouvons faire confiance à nos clients fidèles d’avant le confinement ».

•• Au Nouvion-en-Thiérache, une consœur partage ce constat. « Le confinement nous a été bénéfique sur la vente de tabac, mais pas autant qu’on le pense par manque de ravitaillement ; Depuis le déconfinement je commande quatre fois moins de tabac et j’arrive encore à avoir du stock. J’ai l’impression qu’il y a encore moins de clients qu’avant le confinement. »

Pour elle aussi, l’amendement adopté est un bon début, mais « il faut que les consommateurs et les vendeurs belges jouent le jeu. Je sais que quand un client vient acheter 10 cartouches, on lui vend sans plus de question. Tous feraient pareil …»

•• La nouvelle limitation, qui devrait être appliquée début août, pourrait-t-elle rééquilibrer la donne ? « … Mais ça ne sera jamais vraiment équilibré tant qu’il n’y aura pas une harmonisation des prix au niveau européen. Quand le tabac sera partout au même prix, là il y aura vraiment justice », estiment les deux buralistes.

« On voit que des décisions sont prises au niveau européen. En Belgique les tabacs ont maintenant le même packaging neutre qu’en France, la vente de menthol a été interdite en Europe, mais côté taxes, rien ne change. Pourtant, nous vendons les mêmes produits »