Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
24 Août 2020 | Trafic
 

À la frontière belge entre Neuville-en-Ferrain et Mouscron, les habitudes n’ont pas changé pour les consommateurs de tabac, constate La Voix du Nord. Malgré la limite à une cartouche pour les Français (voir 31 et 14 juillet). 

•• Un Wasquehalien, habitué à faire son stock de cigarettes ici, constate : « il y a toujours des gens qui continuent à prendre plusieurs cartouches, y compris moi. Cela me revient moins cher de venir ici. En France, le paquet est à 10 euros. Jamais, je n’irai l’acheter là-bas. »

Même son de cloche pour une cliente de Tourcoing, munie d’un sac cabas pour récupérer ses cartouches : « j’en ai entendu parler mais, tant que les vendeurs ne me disent pas « non », je prends. Je m’en fous. Ils font leurs ventes et moi, j’ai mes cigarettes. »

•• Sur place, on distingue deux types de vendeurs de tabac : ceux qui vendent quelle que soit la quantité, sans se poser de questions, et d’autres qui s’interrogent sur l’idée même de la nouvelle loi.

Mais tous mettent en cause la responsabilité du client. « Les gens sont au courant mais continuent d’acheter des cartouches. Nous, si un client nous demande, on vend. C’est tout. Nous ne sommes pas fautifs. En cas de contrôle, c’est l’acheteur qui prendra »  répond un vendeur.

•• Si des clients continuent d’acheter leur cartouche de tabac, il s’agit toutefois d’habitués ou clients résidents aux alentours. « Eux, ils continuent d’acheter. C’est surtout les acheteurs venant de Lille ou Arras que l’on a perdu », déplore un employé d’un tabac belge, à côté de la station-service.

Un constat aussi perçu par la responsable du Presse Center sur place :  « les habitués, eux, continuent de venir. Mais pour ceux qui viennent de plus loin de Paris ou Dunkerque, c’est plus compliqué. D’ailleurs, on les croise moins. » Elle ne se voit pas « demander la carte d’identité de tous ses clients. »

« Certains ont déjà compris le système et viennent plusieurs fois par jour » remarque un autre vendeur : « il faudrait une loi européenne pour uniformiser le tout. »