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27 Juin 2019 | Trafic
 

À Lille, une cigarette sur deux (52,4 %) n’a pas été achetée auprès d’un buraliste français mais provient d’un « marché parallèle », selon une étude réalisée pour Seita Imperial Tobacco.

Dans les Hauts-de-France, cette proportion s’établit à une cigarette sur trois (35,3 %); c’est la deuxième région, derrière le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, affectée par le phénomène.

•• L’étude se fonde sur la collecte de paquets de cigarettes dans 126 villes françaises. « Des équipes qui ont un cahier des charges très précis effectuent un ramassage des paquets sur la voie publique, voire dans certaines poubelles où ils sont facilement accessibles » a expliqué Hervé Natali, responsable Relations Territoriales de Seita / Imperial Brands, à France 3 Hauts-de-France. 

À l’échelle nationale, un milliard et demi de cigarettes ne provenaient pas du réseau des buralistes au dernier trimestre 2018, soit 28,8%. Une proportion plus grande dans les territoires frontaliers et la métropole lilloise n’y fait pas exception.

•• On pense évidemment aux vendeurs de tabac belges : 53 % des cigarettes ramassées à Lille proviennent de l’autre côté de la frontière et le chiffre monte à 58 % à Tourcoing.

Dans cette région du Nord, la Belgique est donc le premier fournisseur de paquets étrangers, devant l’Algérie (18 % à Lille, 10 % à Tourcoing). Un duo de tête différent de celui que l’on constate au niveau national (Espagne et Algérie / voir Lmdt du 6 juin).

•• Mais ce n’est pas seulement dû aux buralistes belges. Si la proportion de cigarettes ne provenant pas du réseau officiel français a augmenté de 3,8 % en deux ans, c’est aussi parce que la vente sur les réseaux sociaux se développe.

Seita / Imperial Brands y est d’ailleurs confronté sur l’une de ses marques, News. Rien que dans la région, « une étude distincte a recensé plusieurs centaines d’offres venant essentiellement de gens qui font des voyages aller-retour et qui arrondissent les fins de mois » souligne Hervé Natali.