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3 Oct 2017 | Trafic
 

Selon Liberation.fr de ce jour, la manifestation des buralistes de demain (voir Lmdt du 2 octobre) ne contesterait pas « directement la hausse prévue du prix des cigarettes mais l’absence de lutte effective contre le marché parallèle ».

Histoire pour le signataire de l’article, Renaud Lecadre, de revenir sur la traçabilité du tabac définie dans le Protocole d’Accord de l’OMS (voir Lmdt du 27 septembre).

Selon lui, les buralistes en voudraient particulièrement au gouvernement français pointant un double discours au sommet de l’État macronien. « Qui faut-il croire ? Emmanuel Macron, Édouard Philippe ou Gérald Darmanin ? » relève Bernard Gasq, président de la Fédération Ile-de-France/Oise/Seine-Maritime (et organisateur de l’opération « escargots » en prélude à la manifestation / voir Lmdt du 25 septembre).

Car, parmi ses promesses de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron entendait faire de la lutte contre ces pratiques illégales une priorité, en plein accord avec le traité de l’OMS. Mais, dans un courrier du 19 septembre adressé à la Fédération en question, Gérald Darmanin annonçait que ce dernier « n’entrera en vigueur que lorsqu’il aura été signé ou accepté par 40 pays. Or, à ce jour, seules 29 approbations sont recensées. Ce protocole n’est donc pas pour maintenant ».

Le ministre de l’Action Publique et du Budget a beau renvoyer à la mise en œuvre effective du dispositif de traçabilité au niveau européen fixée à mai 2019, la « solution mixte » concoctée par Bruxelles ne satisfait personne, estime l’article.

Les buralistes se seraient donc trompés de parcours ce 4 octobre, selon Renaud Lecadre, en ne se dirigeant pas vers Bercy : « Agnès Buzyn est certes responsable de la hausse des prix, au nom de la santé publique, mais pas des effets secondaires ».