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30 Jan 2018 | Profession
 

« Avec les marchands de presse, nous devons unir nos forces et nos moyens » annonce le nouveau président de la Confédération dans l’interview qu’il accorde à Sarah Benayoun, parue avec le numéro de février de Union-Presse. Extraits significatifs.

• Union-Presse : Vous militez pour une solution globale aux défis posés aux buralistes …

• Philippe Coy : « Nous devons en effet mobiliser l’ensemble des acteurs de la filière. Selon moi, la thérapie doit être collective et non individualisée.

« Nos établissements regroupent une somme de métiers différents, que ce soit dans le tabac, la presse, les jeux, ou toutes les autres activités économiques présentes dans notre réseau. Il faut savoir construire avec l’ensemble de ces acteurs, c’est en tout cas le défi que je me suis lancé (…)

• Union-Presse : Quelles doivent être selon vous les grandes lignes de cet accord (avec le Gouvernement / ndlr) ?

• Philippe Coy : « L’État doit nous accompagner dans la période difficile qu’il nous impose et nous soutenir dans notre transformation. Le calendrier d’augmentation des prix du tabac, pour aboutir à un paquet à 10 euros en 2020, ne nous satisfait pas. Mais au moins, il est fixé officiellement, ce qui nous permet de nous préparer.

« Il faut en fait mener une vraie transformation du métier de buraliste, qui doit évoluer. Nous devons nous ouvrir complètement à d’autres marchés : le vapotage, les produits de nouvelle génération …

« À nous d’accompagner l’évolution des usages et de l’offre pour maintenir notre cœur de métier. Le réseau des buralistes existera toujours, à condition d’engager sa transformation (…)

• Union-Presse : La baisse du marché du tabac semble cependant inéluctable …

• Philippe Coy : « L’enjeu du futur de nos réseaux communs – tabac et presse – c’est justement d’accompagner un plan global de santé publique. Nous en sommes tous acteurs, nous pouvons porter des messages et appliquer les règles auxquelles nous sommes soumis.

« Je serai favorable à un plan de santé qui ne soit pas un couperet pour les entreprises que je représente.

« Mais il ne faut pas se tromper de combat : l’instauration du paquet neutre n’a eu que des côtés négatifs pour le buraliste dans son travail quotidien tandis que le consommateur s’est senti infantilisé.

« Et la sanction du prix a un grand risque : développer le marché parallèle. »

À suivre.