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24 Jan 2020 | Pression normative
 

Ce n’est qu’un exemple mais il permet de se rendre compte de la proportion entre fumeurs en foule et mégots collectés … en kilos.

Durant les Eurockéennes 2019 de Belfort (130 000 festivaliers en quatre jours), le Département a renouvelé son opération « No mégots au Malsaucy » (ndlr : site naturel accueillant la manifestation). Dans L’Est Républicain, Vincent Rouire, directeur de la Maison de l’Environnement du Territoire de Belfort, revient sur le bilan de l’opération.

•• « C’est le micro-déchet le plus commun sur le site. C’est une opération plus facile à mettre en œuvre sur un temps limité, lors d’un rassemblement de personnes parce qu’on touche tout le monde à la fois ». Il estime qu’un million de cigarettes partent en fumée lors du festival.

« On a installé 400 cendriers sur le site et distribué 11 900 cendriers de poche durant les Eurockéennes. La boîte en métal est parfaitement hermétique et n’imprègne pas d’odeur les vêtements elle permet de contenir une dizaine de mégots, le temps de trouver une poubelle ».

•• Le public est réceptif de façon variable, ça dépend de l’âge, selon lui. Il y a ceux qui n’ont pas conscience que c’est un polluant environnemental et ceux qui trouvent ça simplement scandaleux. Mais les jeunes adoptent vite le cendrier de poche.

Pendant les quatre jours du festival, près de 50 000 mégots – soit quasiment 12 kilos – ont été collectés par les festivaliers eux-mêmes. Ils ont ensuite été envoyés pour recyclage à l’entreprise bretonne spécialisée MeGo.

•• Le site de Malsaucy est ensuite investi par les plagistes … « C’est plus difficile » explique le directeur, « on a continué de distribuer des cendriers durant tout l’été au public. La collecte par les plagistes s’est montée à 3 000 mégots. L’essentiel des mégots est ramassé au moment du nettoyage de la plage (53 000 en 2018) ».