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10 Oct 2018 | Profession
 

Retour sur le déplacement de Philippe Coy de ce lundi pour rencontrer, autour d’une table-ronde, des élus (les députés LR Nicolas Forissier et Guillaume Peltier) ainsi que des buralistes de l’Indre et du Loir-et-Cher (voir Lmdt du 8 octobre). Le thème : les buralistes et les territoires.

En visite au Grand Café (un bar-tabac-presse-jeux), à Écueillé ( au nord de l’Indre ) – où il a été accueilli par Alexandra Turpin, qui développe l’établissement depuis cinq ans –  Philippe Coy a évoqué le buraliste du futur. Extraits des propos recueillis par La Nouvelle République (édition 9 octobre).

•• « La hausse régulière du prix du tabac, avec cette échéance du paquet à 10 euros, en 2020, a des conséquences directes sur nos revenus. Nous vendons de moins en moins de tabac et nous avons très mal géré l’arrivée des cigarettes électroniques, il y a cinq ans. Nous devons travailler sur ce dernier point pour rattraper notre retard, mais aussi miser sur nos atouts pour garder notre légitimité et assurer notre survie. »

•• « Regardez autour de vous : ici, il y a un lien humain fort. Ce bar, c’est le parlement du peuple. Les habitants des petits villages et des quartiers ont un lien fort avec leur buraliste. Mon projet, c’est de convaincre l’État de s’appuyer sur nous pour développer le service à la personne. Nous pouvons être des relais en matière de fiscalité. Je pense à la carte grise, à de petits services bancaires, un peu à l’image de La Poste. »

•• « Nous sommes ici dans un café qui est – en plus du tabac et du bar – un PMU, un magasin de presse, un restaurant et fait même office de bibliothèque. Nous sommes incontournables, nous sommes un peu les drugstores de la ruralité. Mais nous avons besoin de soutien, au regard de la mutation de notre métier ».

•• « Les élus des départements ruraux sont très réceptifs à nos propositions. Ils sont parfaitement conscients que notre maillage est une force. J’ai effectué vingt-quatre déplacements à travers la France, ces quatre derniers mois. Partout, j’ai senti de la compréhension et une envie de nous soutenir : personne ne veut voir les buralistes disparaître ».