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28 Août 2019 | Profession
 

Président de la chambre syndicale des buralistes de Vendée et buraliste à La Roche-sur-Yon, Jacques Remaud (voir Lmdt du 25 juin) s’exprime dans une interview à Ouest-France. Extraits.

« Les buralistes sont des commerces d’utilité publique (…) Bien sûr, il faut aller dans cette direction pour essayer de défendre le commerce de proximité. 

•• « Il faut qu’on accepte de se diversifier. On fait déjà des cigarettes électroniques et le e-liquide, les amendes, le transfert d’argent, on vend du café et du pain, on fait même point pressing … On devient même banquier de substitution et on peut délivrer de l’argent.

« L’arrivée des billets de train ou l’encaissement des impôts, tout ça va accompagner la rentabilité des buralistes (…) 

•• « Ce séisme dans le tabac laisse place à autre chose. Moi par exemple, je suis passionné par le vin. Je propose plus de 80 références, en plus d’un conseil pour la clientèle.

« Je décide de rendre service aux habitants, c’est ma motivation principale. Par exemple, nous recevons, ici, de nombreux colis chaque jour. On a dû doubler nos effectifs pour gérer l’afflux de colis. Mais les clients sont satisfaits de pouvoir récupérer leurs colis à des horaires plus étendus que ceux de la poste ».

•• « La diversification, nous, on n’a pas attendu pour s’y mettre », sourit Vittorio Mezzasalma, du « Jean Yole » à La Roche-sur-Yon, aux côtés de sa femme Isabelle.

Quand ils ont repris l’affaire en 2008, « le tabac ressemblait à un sex-shop » ironise l’ancien commercial, « on a tout refait ».  À l’époque, en précurseur, il est le premier à miser sur la cigarette électronique en Vendée. Entre 2012 et 2014, l’activité du quartier tourne au ralenti et les travaux paralysent les commerçants. Proches du dépôt de bilan, ils ont décidé de racheter le pas-de-porte de la pizzeria d’à côté qui venait de baisser le rideau.

Depuis, la diversité est bien visible sur les présentoirs du commerce de 60 mètres carrés : un vrai dépôt de pain, avec un espace viennoiseries et pâtisserie, un coin café pour les parieurs matinaux, un espace épicerie, une cave à vin, des grands frigos pleins de boissons fraîches, la presse.

Aujourd’hui, le « Jean Yole » s’apparente plus à un commerce de proximité, avec ses quatre salariés. La vente de tabac représente encore 55 % de l’activité globale (…)