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11 Oct 2019 | Profession
 

À l’occasion du congrès des buralistes (voir Lmdt du 10 octobre et de ce jour), le quotidien économique (édition du 10 octobre) a expliqué comment « le locataire de Bercy prend soin à ce que les hausses massives du prix du tabac décidées par le Gouvernement depuis 2017 … ne suscitent pas de fronde de ce réseau de proximité ». Extraits.

•• « Les buralistes restent une catégorie sociale soignée par les responsables politiques. Après un premier déplacement mardi à Strasbourg sur le thème de la lutte contre la contrebande de tabac et l’évolution de la profession (voir Lmdt du 8 octobre), Gérald Darmanin se rend au congrès national des buralistes qui se tient à Paris.

« Il va rappeler que l’État est présent pour les accompagner dans la transformation de leur métier vers des commerces plus larges », explique-t-on dans l’entourage du ministère de l’Action et des Comptes publics.

•• « (…) Sa tâche est sans doute facilitée par le fait que les conséquences de cette politique de hausses des prix sont pour le moment moins importantes que prévu pour les buralistes. En 2018, les industriels du tabac ont en effet préféré rogner sur leurs marges plutôt que d’appliquer la totalité des hausses de taxes sur leurs tarifs.

•• « Il y a eu de fortes secousses les premières semaines suivant la hausse des prix de 1 euro en mars 2018, mais le marché a résisté quand même » estime Philippe Coy.

« La tendance se poursuit cette année, avec des volumes en baisse de 6,7 % sur les neuf premiers mois de l’année, mais des recettes toujours orientées à la hausse (+2,2 % / voir Lmdt du 10 octobre) … les hausses de prix sont telles que le chiffre d’affaires ne s’en ressent pas vraiment pour le moment (…) 

•• « L’État n’a pas non plus à s’en plaindre. En 2018, il est rentré 900 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires du fait de la valse des étiquettes sur les paquets, alors que Bercy n’en attendait initialement que 600 millions. Le gain attendu est de 400 millions supplémentaires en 2019, avant 400 autres millions l’an prochain, ce qui amènerait le rendement des droits de consommation sur le tabac au niveau de 13,1 milliards à cet horizon.

•• « Une baisse de près de 10 % en volume, c’est autant de flux de clients en moins dans nos points de vente, et donc une perte sur les achats d’impulsions (jeux de grattage, journaux, etc.) que réalise un tiers de nos clients. Le défi de la transformation de notre métier reste toujours important » souligne Philippe Coy.