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23 Juil 2018 | Profession
 

Rebonds suite aux déclarations de Philippe Coy sur la candidature des buralistes à vendre du cannabis dans leur réseau, le jour où celui-ci sera légalisé (voir Lmdt du 22 juillet 1 et 2).

•• Sur RTL dans la matinée du 22 juillet, Philippe Coy confirme : « il faut être honnête. C’est un produit hyper-consommé en France. Donc, à un moment, je dis stop à l’hypocrisie.

« Si le Gouvernement a une volonté de réglementer, de légaliser ce produit, je dis que ce produit est comme le tabac et doit être maîtrisé. C’est pourquoi, je fais acte de candidature. Puisque de la distribution à l’acte de vente que nous représentons, tout est déjà normé, réglé, par la Douane. »

•• Toujours au micro de RTL quelques heures après, Sylvain Hodicq (président de la chambre syndicale des buralistes du Pas-de-Calais / Calais et administrateur de la Confédération) va dans le même sens. « Au niveau du tabac, on est déjà très structuré et très encadré par la Douane. Il n’y a aucune raison que le produit ne passe pas par chez nous.

« C’est tout à fait naturel qu’on soit les vendeurs exclusifs. Nous sommes déjà des quasi bunkers : je ne vois pas pourquoi ce serait dans un réseau autre que celui des buralistes.

« Aujourd’hui, des boutiques s’ouvrent à droite à gauche pour vendre du CBD, mais ils se disent aussi vendeurs de cannabis. Il va y avoir des problèmes à ce niveau-là ».

•• En revanche, un client réagit différemment : « je ne trouve pas que cela soit logique … le cannabis et autres substances restent illégales. Je ne suis pas d’accord. »