Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
1 Nov 2018 | E-cigarette, L'essentiel
 

Dans un communiqué – signé par son président, Ludovic Froissard, et son vice-président, Vincent Durieux – la fédération France Vapotage (voir Lmdt du 29 octobre) souligne clairement, et avec des arguments, en quoi la vape est un allié efficace pour réduire significativement le nombre de fumeurs.

Nous le reprenons intégralement.

« Pour la troisième année, les pouvoirs publics lancent « le Mois sans Tabac », un grand défi collectif pour inciter les fumeurs à sortir du tabagisme.

•• Le constat est sans appel :  avec 15 millions de fumeurs, la France reste lun des pays occidentaux les plus concernés par la consommation de tabac.

Pour réduire significativement le nombre de fumeurs, les solutions sont nécessairement plurielles. Parmi les accompagnements disponibles, le vapotage constitue loutil privilégié par les Français. Ainsi, l’an dernier, 56 % des personnes qui ont utilisé une aide pour arrêter de fumer ont choisi la cigarette électronique (voir Lmdt du 31 mai).

•• Pour devenir un exemple réussi dintégration de la vape, la France doit tirer les leçons des expériences conduites à létranger :

Le Royaume-Uni a fait le choix du pragmatisme en reconnaissant l’efficacité du vapotage et en l’intégrant dans sa lutte contre le tabagisme. Les résultats sont là : selon les autorités anglaises, le vapotage a contribué à « une accélération de la baisse du nombre de fumeurs dans tout le pays », ainsi qu’à une « amélioration du taux de réussite des tentatives d’arrêt du tabac » (voir Lmdt des 23 et 25 septembre) ;

D’autres pays ont, au contraire, instauré une politique drastique anti-vape, en alourdissant la fiscalité et en réduisant les circuits de distribution. Les conséquences sont particulièrement négatives. Ainsi, en Italie, l’augmentation spectaculaire du nombre de fumeurs, plus de 500 000 en un an, a effacé les progrès réalisés en dix ans.

•• En France, le vapotage ne dispose pas encore d’une réglementation adaptée :

Soit il est assimilé au tabac, ce qui est à la fois infondé (il n’en contient justement pas, ce qui explique qu’il soit considérablement moins nocif), culpabilisant et au final contreproductif ;

Soit il est traité comme un simple produit de consommation courante, ce qui n’est évidemment pas pertinent car il s’agit d’un outil de réduction des risques.

•• Notre fédération professionnelle, qui réunit des fabricants de la vape opérant en France, a été lancée avec l’ambition d’accompagner les pouvoirs publics dans leur réflexion. Au-delà de leurs différences, nos entreprises ont souhaité se rassembler pour s’affirmer comme des interlocuteurs fiables et responsables (voir Lmdt du 31 août).

Nos objectifs sont clairs :

• Agir ensemble pour une politique de santé publique efficace
• Informer et protéger les consommateurs
• Prévenir l’accès des mineurs au vapotage
• Aider à la structuration et à la consolidation d’un secteur économique encore fragile.

•• Tout ceci nécessite de concevoir un cadre réglementaire adapté aux caractéristiques du produit et à son potentiel de santé publique.