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8 Juin 2018 | Profession
 

En amont de la 14ème étape des « Journées de la Transformation #buralistes 2021 » (voir Lmdt des 6 juin et 24 mai) qui s’est tenue à Nîmes ce jeudi 7 juin – réunion, avec succès, mobilisant près de 150 personnes – Ghislaine Mazoyer, présidente de la chambre syndicale des buralistes du Gard, s’est ouverte à France Bleu Gard Lozère. 

•• Il faut dire que Le Midi Libre du jour avait relayé des messages de buralistes plutôt dépités. « L’État se moque bien des buralistes », déplore le gérant d’un tabac, près des arènes de Nimes, « pourtant, c’est bien à lui de faire les choses qui s’imposent contre la concurrence déloyale et illégale. »

« La hausse de prix n’incite plus les fumeurs à acheter leurs paquets de cigarettes chez moi », explique Serge Sassi, responsable de la Rotonde, sur le boulevard Amiural-Courbet. Certes, « on vend moins de tabac, mais c’est tout notre commerce qui se retrouve en difficulté (…) À terme, on va se faire aspirer par les grandes surfaces comme en Allemagne et puis on disparaîtra. »

•• Ghislaine Mazoyer n’a pas contredit ses confrères : en France, « on augmente les prix de façon inconsidéré et tant qu’on aura pas une harmonisation des prix… », rappelant la promesse de campagne d’Emmanuel Macron sur le sujet. « Il y a peut-être moins de fumeurs, mais il y a beaucoup plus de tourisme fiscal, vers l’Espagne dans notre région ».

•• Mais, il y a le projet de « créer un nouveau modèle de commerce de proximité, une manière de réinventer une activité en crise », reprend Ghislaine Mazoyer.

« Il y a le Fonds de modernisation (…) On sait aussi qu’il y a le vapotage : monopole ou pas, il faut que l’on propose aussi ces produits et qu’on s’y mettre vraiment et pas seulement avec une petite vitrine. La Française des Jeux a fait des efforts sur notre rémunération, ce sera un complément de revenu ».

« On est en train d’étudier ce Fonds de modernisation et c’est l’objet de ces « Journées de la transformation » : voir avec les buralistes ce qu’on peut apporter à la profession. Les 20 millions d’euros (par an, sur trois ans) vont aider les buralistes à faire des choses qu’ils ne pouvaient pas faire avant (…).

« L’objectif c’est faire comprendre que le réseau va vers une mutation de la profession. Et c’est ce qui est difficile à entendre pour certains. Pourtant, on voit bien que d’autres commerçants, comme les boulangers, sont déjà en pleine mutation. »