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5 Jan 2021 | Vapotage
 

Dans une vaste étude, rendue publique ce mardi 5 janvier, Santé publique France s’est attachée à dresser le profil des anciens fumeurs français.

Menée en partenariat avec l’institut Ipsos – en juillet 2017 auprès de 25 319 personnes représentatives de la population française – cette vaste enquête de Santé publique France s’est intéressée aux fumeurs ayant fait une tentative d’arrêt du tabac, d’au moins sept jours, dans les deux dernières années précédant l’entretien.

Si cette étude est divulguée seulement aujourd’hui, cela s’explique surtout par la masse considérable de données qui ont été compilées et analysées.

•• Premier constat, cette enquête montre que parmi les fumeurs interrogés en 2017 et ayant fait leur dernière tentative entre janvier 2015 et septembre 2016 (soit avant la première édition du « Mois sans Tabac »), la majorité des sondés n’a utilisé aucune aide pour arrêter de fumer.

Ces personnes représentaient en effet 69,1 % du total des répondants.

•• Pour le reste, environ une personne sur trois a déclaré avoir eu recours une aide extérieure :

14,8 % des sondés ont déclaré avoir utilisé une cigarette électronique sans Traitement nicotinique de Substitution (TNS ),
11,7 % des TNS (substituts nicotiniques) sans cigarette électronique,
2,8 % une cigarette électronique associée à des TNS,
1,6 % un médicament (autre que TNS) prescrit par un médecin.

•• Par ailleurs, les profils et âges des anciens fumeurs diffèrent significativement selon le type d’aide utilisée pour arrêter de fumer. Les personnes qui ont uniquement utilisé la cigarette électronique étaient par exemple plus souvent âgées entre 25 et 49 ans alors que les individus ayant utilisé des traitements nicotiniques de substitution avaient des âges supérieurs.

•• Pour autant, « l’efficacité de la cigarette électronique comme aide à l’arrêt du tabac est toujours débattue à ce jour », rappelle Santé Publique France. Cependant, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de ne pas décourager un fumeur qui aurait choisi cette méthode comme aide dans sa tentative de sevrage.

•• Dernier point, au niveau des disparités entre les sexes cette fois. Chez les femmes, l’abstinence tabagique depuis au moins six mois en 2017 était plus souvent associée à un niveau de revenus élevé que chez les hommes.

De ce fait, le facteur prix du tabac pour arrêter de fumer ne semblait pas, chez les femmes, un élément déterminant pour motiver un arrêt du tabac, à la différence du facteur poids et surtout de l’obésité.