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27 Déc 2018 | Trafic
 

C’est ce qu’annonce dans Le Parisien – Aujourd’hui en France, de ce jeudi 27 décembre, le sénateur Xavier Iacovelli (PS, Hauts-de-Seine), suite au colloque dont il avait pris l’initiative il y a un mois (voir Lmdt des 25 novembre 1 et 2).

« S’ils ne m’ont pas répondu avant le 31 décembre, j’irai chez eux exiger qu’ils me livrent les informations que j’ai demandées », en menaçant, selon le quotidien, de venir dès le 2 janvier, frapper à la porte de leurs bureaux parisiens, son écharpe tricolore en bandoulière (…)

« La contrefaçon est insignifiante. En fait, 98 % des cigarettes de contrebande sortent directement des usines de des fabricants. Lesquels nourrissent en quelque sorte le commerce parallèle à l’insu de leur plein gré. »

•• « La moitié des trafics », précise Xavier Iacovelli au quotidien, « provient des achats transfrontaliers. L’autre moitié du tabac de contrebande est acheminé illégalement en France, par conteneurs ou camions, en provenance de pays où la fiscalité est faible. »

•• « Les cigarettiers principaux pourvoyeurs du tabac de contrebande ? Une interprétation mensongère » s’est étranglé Philip Morris, selon Le Parisien (voir Lmdt du 6 décembre).

•• « Le débat avec eux a été vif », rétorque le sénateur, « mais je constate que les fabricants vendent en Algérie, par exemple, 2 euros aux distributeurs des paquets revendus 4 euros en France.

« De même, les habitants d’Andorre consomment 120 tonnes de tabac par an mais les fabricants en livrent, dans ce pays frontalier, 850 tonnes qui approvisionnent les circuits parallèles. Qu’il s’agisse des ventes légales ou illégales, les industriels du tabac jouent sur les deux tableaux. »