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23 Fév 2021 | Profession
 

Dans une interview qu’il a accordée aux Échos, Philippe Coy tire un bilan positif de 2020 grâce à la résilience du réseau des buralistes et constate que le Plan de Transformation prend de l’ampleur. Extraits.

•• Activité tabac

« La trajectoire choisie par la Confédération des buralistes nous a permis de passer cette crise de façon plus agile que d’autres. Le réseau s’est montré très résilient et, au final, nous tirons un bilan positif de cette année 2020. Près de 95 % des bureaux de tabac sont restés ouverts pendant les confinements, sauf en Ile-de-France où le taux de fermeture a été plus important au printemps. 

•• Résultats économiques 

« L’activité tabac s’est révélée très dynamique, avec une croissance en valeur de 12 % pour une très légère baisse de volume, de 0,5 %. Cela est dû notamment à l’arrêt du trafic transfrontalier de cigarettes pendant quelques semaines.

« Malgré une baisse de l’activité jeux et paris, qui a néanmoins bien redémarré au deuxième semestre, des ventes de presse toujours en recul, et des bars fermés pour ceux qui en ont, le chiffre d’affaires global des buralistes a progressé l’an dernier.

•• Transformation

« Après un démarrage un peu chaotique sur le plan administratif, le programme d’aides de l’État pour transformer les bureaux de tabac bat son plein. 3 500 buralistes sont d’ores et déjà engagés dans la démarche et 1 537 dossiers ont été prévalidés.

« J’ai obtenu d’Olivier Dussopt, ministre chargé des Comptes publics, une enveloppe supplémentaire de 20 millions d’euros qui s’ajoutent aux 80 millions déjà mobilisés, et un allongement d’un an du dispositif jusqu’en décembre 2022. Nous sommes au rendez-vous, et les banques commencent à regarder nos dossiers de travaux d’un œil plus bienveillant (…)

•• Activité presse

« 60 % des buralistes en ont une. Mais force est de constater que, si elle est essentielle, c’est une activité baissière marquée par la numérisation des supports.

« Lorsque nous faisons un audit de nos points de vente avant transformation, chaque diagnostic met en exergue un point noir, celui de la presse. Celle-ci occupe en moyenne les deux tiers de notre surface de vente mais n’est que le cinquième poste de rentabilité. Nous discutons avec les dépositaires de presse pour rationaliser l’offre, la rendre plus lisible au lieu de ce véritable maquis de 1 500 titres face auquel se retrouvent nos clients ».