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21 Mai 2017 | Observatoire
 

Pokémon, images Panini, Rubik’scube … pour ne pas remonter jusqu’aux « scoubidous » ou aux billes. Les jouets à la mode de cour d’école semblent avoir toujours existé. Mais ce qui étonne et pose réflexion, c’est la propagation du « hand spinner » à un rythme impressionnant.

Sachant que nombre de buralistes ont su se montrer réactifs (voir Lmdt des 15 et 17 mai). Quelques explications.

•• « La première chose est toute bête, c’est une histoire de dimension. Le jouet doit tenir dans la poche d’un enfant » explique Pascal Pinteau, auteur d’un ouvrage sur les « Jouets Cultes ».

Ce qui fonctionne aussi, c’est la combinaison petit écran et jouets de petite taille, faciles à emporter. Le succès le plus éloquent en la matière est Pokémon : « depuis les années 1990, les Pokémon continuent de séduire et d’innover, comme le montre l’exemple de Pokémon Go. Une nouvelle série va arriver, un parc d’attraction est prévu … ».

•• Même s’il reste une part d’imprévisible, Pascal Pinteau, également réalisateur, avec Michel Viotte, d’un documentaire sur les jouets, parle du « talent du jouet »« derrière un jouet qui marche, il y a souvent une idée originale, parfois une innovation (comme pour le Spinner) à la fois technique et ludique. C’est cet aspect nouveau qui va ravir les gamins et créer du désir chez une partie importante des enfants ».

•• Les clés du succès pour un objet sont donc qu’il doit tenir dans la poche, présenter les attraits de la nouveauté et être suffisamment bon marché pour que les parents cèdent facilement … Mais, du côté des fabricants, c’est encore mieux s’il est collectionnable pour qu’à la fin, les quelques euros d’achat, dépense indolore mais bien réelle, aboutissent à de gros bénéfices. Le « hand spinner » coche toutes les cases.

•• Il y a aussi les parents nostalgiques de leur enfance qui « mettent dans les mains des enfants les choses qu’ils ont aimées petits. Cela touche toute la culture pop aujourd’hui, les films, les BD. Les jouets suivent ce mouvement. C’est ce qui explique le fait que certains jouets fassent leur come-back à 30 ans d’écart, comme le Rubik’s cube récemment », ajoute Pascal Pinteau.

• Le hand spinner a une autre particularité, il est au départ conçu pour les enfants autistes et pour apaiser le stress des enfants diagnostiqués hyperactifs. Sur internet, on trouve plein de vidéos de figures plus ou moins difficiles réalisables avec un spinner. De quoi travailler l’agilité et la dextérité des gamins.

Depuis fin avril, Toys’R Us en a déjà vendu près de 20 000. Chez JouéClub, 30 000 exemplaires ont été écoulés, et les magasins doivent répondre quotidiennement à plus de 200 appels téléphoniques.

Et chez les buralistes ou diffuseurs de presse ?

À suivre.