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25 Mai 2018 | Profession
 

Un deux-tiers de page pour trois fois rien.

Le Parisien / Aujourd’hui en France (édition du 25 mai) revient sur les méthodes de commercialisation de l’Iqos de Philip Morris, qui seraient scandaleuses et non-conformes à la législation sur la publicité du tabac … selon son propre jugement. C’est aussi l’avis de l’avocat d’une poignée de jeunes commerciaux de base s’estimant « abusés ». Et désormais avides de réparations (voir Lmdt des 22 et 13 mars)

•• « À la suite de notre enquête sur ses pratiques, le géant du tabac a choisi une méthode bien plus discrète pour promouvoir son nouvel appareil Iqos » sous-titre gaillardement le quotidien. Avant de nous « révéler » les pratiques habituelles d’incentives du secteur CHR (les mêmes que l’on retrouve dans tous les réseaux de points de vente : des enseignes alimentaires aux pharmacies, soit dit en passant).

•• Concernant « les jeunes commerciaux abusés », on apprend, en fait, que si le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire, c’est pour écarter les qualifications de « mise en danger d’autrui » et « d’escroquerie ». Et que le procureur s’enquiert de l’avis de l’Agence régionale de Santé sur l’infraction de « promotion illégale du tabac ». Quant aux Prud’hommes, une audience de conciliation est programmée.

•• Rappelons que dans un communiqué sur cette affaire (voir Lmdt du 13 mars), Philip Morris France a confirmé « défendre la voie de la réduction des risques dans le respect des dispositions légales françaises (…)

« Il est possible de commercialiser Iqos en France et de donner des informations sur ce produit électronique, tout en respectant le cadre de vente du tabac dès lors que les sticks de tabac utilisés sont exclusivement vendus chez les buralistes et les établissements ayant autorisation de revendre du tabac.

« Qui plus est, il n’est pas interdit d’organiser des partenariats commerciaux avec des restaurants et des bars ou avec des prestataires de services. »