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8 Juil 2020 | Institutions
 

On connait les formules et déclarations fracassantes de maître Dupond-Moretti. On suppose que son statut de ministre de la Justice va le tempérer.

Mais nous avons retrouvé cette déclaration dans Le Point de décembre 2016 où il met en avant son statut de fumeur (extraits de l’interview). Nous reprenons un premier extrait au moment où l’avocat est interrompu par un appel téléphonique :

(Le téléphone sonne : « Ouais mon camarade. Je vais chez l’hypnotiseur pour la clope et puis on se voit après … »)

Le journaliste : L’hypnotiseur, ça fonctionne ?

Éric Dupond-Moretti : J’ai fait deux mois sans toucher une cigarette, un truc énorme pour moi qui ne reste pas une heure sans fumer. Et puis un soir de beuverie, j’ai basculé …

Que pensez-vous de l’époque ?

Éric Dupond-Moretti : Je me reconnais assez mal dans cette époque. Cette exigence de transparence que moi j’appelle la « transpercence », ces nouveaux juges qui sont devenus des justiciers, ces journalistes qui se prennent pour des flics, l’étiquette de vin sur laquelle il est écrit « À boire avec modération » comme si on ne le savait pas, le paquet de clopes qui vous rappelle que ça tue, les balances que l’on appelle les lanceurs d’alerte … Tout ça me fait profondément … (Il s’arrête) Je vous laisse le soin de mettre le verbe correspondant.

Plus loin …

L’époque est-elle trop hygiéniste ?

Éric Dupond-Moretti : L’interdit est désormais la règle. Comme les politiques sont impuissants sur les problèmes économiques, il faut investir le champ du possible, c’est-à-dire la réglementation tous azimuts. On crève de cette hyper-réglementation. J’aime la formule de Pompidou : « il faut arrêter d’emmerder les Français ». Que ceux qui veulent bouffer du quinoa en bouffent à se faire éclater la panse. Mais qu’ils ne m’ennuient pas si je veux manger une entrecôte ».