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16 Mar 2018 | Profession
 

Deux semaines après la hausse significative du prix du tabac (le 1er mars), La Dépêche du Midi est allé poser quelques questions à David Fraisse, installé depuis huit ans sur la place de l’Hôtel de Ville d’Ax-les-Thermes, le dernier buraliste avant Andorre (voir Lmdt du 13 novembre 2017).

« Ça y est, on commence à en subir le contrecoup, surtout sur la vente du tabac à rouler (…) Pendant les vacances, même si certains ont remarqué qu’il y avait une hausse, on a quand même vendu du tabac, parce que les gens n’étaient pas là pour gâcher une demi-journée à passer en Andorre ».

•• Ce que confirment des touristes de passage entrant dans son établissement. « Je suis de passage en vacances et il ne m’est même pas venu à l’idée de monter en Andorre juste pour m’acheter du tabac », déclare ce client venu acheter un paquet et deux jeux à gratter. « Nous étions allés en acheter en Andorre, mais tous les magasins étaient fermés, alors tant pis, on visite ici et je m’achète un petit paquet », confie une autre touriste de passage.

•• Pour le buraliste, c’est maintenant que les choses vont commencer à devenir difficile. À force de voir les prix constamment augmenter, David Fraisse n’en doute pas : ses clients vont continuer à être de plus en plus à s’approvisionner en Andorre. Même s’il reste positif : « c’est comme ça, depuis des années, les gouvernements successifs font augmenter le prix du tabac pour des raisons de santé publique, à nous de nous adapter. 

« Il faut savoir développer les à-côtés du tabac, comme l’e-cigarette avec ses accessoires et ses liquides. Moi, si je ne vendais pas la presse en plus et des petits articles pour les touristes, je ne pourrais pas tenir. »

•• Aujourd’hui, il compte encore sur une clientèle locale solide, d’autant qu’il y a « beaucoup de petits villages tout autour » dont les habitants viennent chez lui. Ils n’ont pas envie de faire 35 kilomètres supplémentaires. « Après … 10 euros. On est frontalier ? Ça va être très difficile ».