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16 Nov 2016 | Profession
 

François de RugyEntre signature du Contrat d’avenir 2017-2021 (voir Lmdt du 15 novembre) et examen par le Sénat des nouvelles taxes sur le tabac (voir Lmdt du 15 novembre), le député ex-écologiste et désormais socialiste de Loire-Atlantique, François de Rugy, interpelle le ministère de de l’Économie et des Finances sur la situation des buralistes en France, via une question écrite déposée ce mardi 15 novembre. Une question qui mêle plusieurs sujets, de façon un peu brouillonne mais non sans pertinence. 

•• « Dans le cadre de la lutte contre le tabagisme, la hausse des taxes sur le tabac est tout à fait légitime. Cela ne doit pas se faire au détriment des buralistes qui sont des commerçants de proximité assurant la distribution d’autres produits et services (dont la presse, également en baisse).

La hausse des prix du tabac entraîne un développement des importations illicites et de la contrebande, ce qui contribue au tabagisme et à la baisse de perception de taxes. Il apparaît nécessaire que soient encore renforcés les dispositifs de traçabilité des produits.

En effet, en plus de causer un manque à gagner important pour les buralistes, le marché parallèle représente un problème de santé publique compte tenu de la nocivité souvent accentuée des produits tabagiques illicites. De plus, le différentiel entre le prix des produits du tabac en France et celui des pays voisins continue de s’accroître, ce qui conduit à une évasion des clients. Il semblerait d’ailleurs que des autocaristes organisent des « voyages tabac » ayant pour seule finalité de permettre à des consommateurs français de se fournir à l’étranger à moindre coût.

•• Par ailleurs, l’instauration du paquet de cigarettes neutre inscrite dans la loi du 26 janvier 2016 obligera les buralistes à réaménager leurs linéaires, impliquant des dépenses importantes.

•• Enfin, les buralistes souffrent non seulement de la baisse des revenus issus de la presse, mais aussi de la fin de leur statut d’exclusivité pour la vente de jeux « Française des jeux » et de timbres fiscaux. Il semble ainsi que les buralistes pourraient se voir confier de nouvelles missions en accord avec l’État, notamment celle d’assurer les relais de poste, d’autant plus que dans les zones rurales, les bureaux de tabac représentent souvent un des derniers « services publics » disponibles pour la population ».