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22 Avr 2018 | Profession
 

Dans son édition du 20 avril, L’Oise Matin revient sur cette histoire extraordinaire où les clients d’un bar-tabac – le Café de l’Espoir – de Laigneville (une commune de 4 500 habitants de l’arrondissement de Clermont) se sont interposés lors de l’attaque de quatre braqueurs contre un camion de livraison tabac de Logista (voir Lmdt des 18, 19 et 21 avril).

Extraits révélateurs de toute une ambiance :

•• « Alors, ils t’ont frappé ? » demande un client en sirotant son café au comptoir. « Franchement, j’ai une tête à me faire frapper ? » s’exclamait, hier, le responsable du Café de l’Espoir à Laigneville. Le troquet a été la cible de quatre braqueurs mercredi après-midi. Venus voler des cartons de cigarettes lors d’une livraison, ils sont repartis bredouilles, chassés par les clients à coups de … chaises, cendriers et même tasses de café et verres de bière … « On leur a resservi les consommations après », précise le buraliste dans un sourire.

•• « J’étais au niveau du bar quand on a entendu des cris. On n’a pas réfléchi et on est allé défendre les livreurs, dont une femme, sur le trottoir. C’est un café solidaire, tout le monde se connaît », raconte un client, les yeux encore rougis par le gaz lacrymogène utilisé par les malfrats pour s’enfuir. Comme trois autres courageux, il a été brièvement hospitalisé pour examens. « Les braqueurs ne s’attendaient pas à une telle pression. Il n’y a pas eu de peur, cela a été très bref », ajoute le patron.

« Ils auraient quand même pu avoir des armes à feu », reconnaît le téméraire habitué.

•• La nouvelle a vite fait le tour de la commune, dont le Café de l’Espoir est le seul marchand de tabac. « Rien de grave ? », « Ça va ? », « Alors, c’était sportif ? » … interrogent les habitants.

« C’est convivial ici. Il y a toujours les mêmes personnes aux mêmes heures », assure le responsable, qui tient à saluer le travail du maire (SE) de Laigneville, Christophe Dietrich : « il a été longuement présent pour nous rassurer et nous épauler ».

•• L’élu, qui boit là son « café, chaque matin à 9 heures », n’est « pas surpris » par la réaction des clients. « Je les connais les lascars ! Ce sont des gens très braves, la France dont on ne parle pas beaucoup. L’un d’eux avait déjà sauvé un enfant lors d’un incendie. C’est rassurant de savoir que des gens sont partie prenante dans leur   sécurité. »