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25 Jan 2017 | Profession
 

Une trentaine de buralistes en colère ont déversé, ce matin du mercredi 25 janvier, des carottes sur la voie dans le quartier Barbès à Paris, haut lieu de commerce clandestin de cigarettes, pour protester contre ce marché parallèle, a constaté un photographe de l’AFP.

Les buralistes de la fédération d’Ile-de-France, de l’Oise et de Seine-Maritime (40 % du marché national), ont déversé un tas de carottes (emblème des buralistes), à Barbès (nord de Paris) qu’ils qualifient de « plus grand tabac illégal de France » (voir Lmdt de ce jour). Dans ce quartier, des vendeurs à la sauvette revendent chaque jour des cigarettes de contrebande, à 5 euros contre 7 euros dans un bureau de tabac.

Le commerce parallèle de tabac « se traduit par un manque à gagner de plus de 3 milliards d’euros par an pour l’État, et 250 millions d’euros pour les buralistes. Depuis (…) 2004, l’État a perdu en cumulé plus de 30 milliards d’euros, et les buralistes plus de 2 milliards, ça suffit ! », a déclaré à l’AFP Bernard Gasq, président de la chambre syndicale des buralistes de Paris.

Le marché parallèle totalise les achats à l’étranger ou de cigarettes de contrebande. Selon une étude de KPMG publiée en juin 2016, il s’établissait à 27,1% de la consommation en France, en 2015.

« Nous demandons la mise en œuvre immédiate de la traçabilité indépendante des produits du tabac (…), une forte hausse des peines pour vol, recel et revente de tabac et enfin l’inscription de ces deux demandes dans le programme des candidats à la présidentielle », poursuit M. Gasq.

Après une hausse en 2015, l’année 2016 a marqué un recul de 1,2 % des ventes de cigarettes en France.

En 2017, ce recul pourrait se poursuivre avec une hausse prévue du prix des cigarettes et du tabac à rouler fin janvier de l’ordre de 30 à 40 centimes pour les premières et de 1,40 à 1,60 euro pour le second (voir Lmdt du 16 janvier).