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30 Juil 2019 | Associations, E-cigarette
 

E-cigarette vapoteurEn réplique aux récentes prises de position attribuées à l’OMS sur le vapotage (voir Lmdt du 27 juillet), la fédération professionnelles France Vapotage (voir Lmdt du 10 juillet) a réagi par un communiqué de presse que nous reproduisons intégralement.

« France Vapotage, fédération professionnelle des fabricants des produits de la vape, déplore les dernières déclarations de l’OMS et s’inquiète de leurs répercussions sur la santé publique.

Qualifier la cigarette électronique « d’incontestablement nocive », c’est fragiliser une alternative au tabac plébiscitée par de nombreux fumeurs désireux d’arrêter. Elle s’étonne de cette prise de position qui entre en totale contradiction avec de très nombreuses études scientifiques publiées dont celles de Santé Publique France (voir Lmdt du 26 juin), et appelle à̀ un débat apaisé, fondé non sur des préjugés, mais sur des approches et des connaissances scientifiques solides.

•• La publication, le 26 juillet dernier, du septième rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) analysant les actions et les résultats des pays menant une politique de lutte antitabac, a fait l’objet d’une intense couverture presse en raison de ses injonctions et conclusions hautement polémiques sur la cigarette électronique. Cette dernière est qualifiée « d’incontestablement nocive » et serait, au final, « déconseillée comme dispositif d’arrêt à la pratique tabagique ».

France Vapotage, fédération professionnelle des produits de la vape, s’émeut et s’inquiète des répercussions de telles déclarations sur la santé publique.

•• En effet, un consensus scientifique existe maintenant sur le fait que le vapotage, si l’on ne peut pas pour le moment prouver sa totale innocuité́ sur le long terme, est indubitablement et sans commune mesure moins nocif que le tabac.

Plusieurs études ont même démontré́ que la vapeur de la cigarette électronique contenait 95 % d’émissions nocives de moins que la cigarette tabac. Elle ne comporte notamment ni goudrons, ni monoxyde de carbone. Bien sûr, d’autres études scientifiques, notamment épidémiologiques avec de larges cohortes, doivent désormais établir l’impact du vapotage sur la santé à long terme. Mais il n’en reste pas moins que le vapotage aide des consommateurs à arrêter de fumer et qu’ainsi il sauve des vies. C’est dans cette perspective que, depuis la publication du rapport de l’OMS, de nombreux médecins ou scientifiques se sont mobilisés pour défendre la vape dans une perspective de réduction des risques.

•• Par ailleurs, France Vapotage note que ces prises de position sont en totale contradiction avec les conclusions émises par Santé Publique France en mai 2019 à l’occasion de la Journée mondiale sans Tabac. L’Agence nationale de santé publique a en effet établi que la cigarette électronique est l’outil d’aide au sevrage tabagique le plus utilisé par les fumeurs qui ont réalisé́ une tentative d’arrêt de leur consommation de tabac, et ce, devant les patchs et autres substituts nicotiniques pourtant largement promus par les pouvoirs publics et remboursés par la Sécurité́ sociale. Dans une autre étude publiée le 26 juin 2019, Santé Publique France soulignait qu’entre 2010 et 2017, la cigarette électronique a permis à̀ 700 000 fumeurs quotidiens de décrocher du tabac.

•• France Vapotage appelle l’OMS à citer et étayer les bases scientifiques qui fondent les violentes et parfois contradictoires conclusions émises dans le rapport publié. La fédération souhaite connaître les dates de ces études, les sources de financements et les protocoles choisis.

Plus globalement, France Vapotage souhaite plus de modération et de raison dans les débats relatifs à̀ la cigarette électronique. Elle déplore la multiplication des communications anxiogènes, alarmistes, souvent contradictoires, parfois totalement farfelues, autour de ce produit. Toutes ces communications font naître et entretiennent le doute dans l’esprit des fumeurs. Elles fragilisent une alternative au tabac qui pourrait être adoptée par des consommateurs pour lesquels les substituts nicotiniques n’ont pas fonctionné́. Elles freinent la lutte contre le tabagisme.

•• Les fumeurs qui tentent d’arrêter n’ont pas besoin qu’on joue avec les peurs et qu’on multiplie les polémiques. Ils ont besoin d’un débat apaisé, fondé non sur des préjugés mais sur des approches et des connaissances scientifiques solides. C’est dans cet esprit que notre fédération a pris cette année l’initiative de commander une revue d‘études scientifiques existantes auprès du cabinet Opus Line, excluant les travaux de recherche financés par l’industrie pharmaceutique, du tabac ou du vapotage. Cette revue d’études scientifiques (disponible sur le site de France Vapotage) analyse en détail le fonctionnement d’une e-cigarette, les risques connus, la composition de la vapeur, les raisons qui amènent les fumeurs à vapoter, l’éventuel « effet passerelle » vers le tabac etc. (voir Lmdt du 28 mai).

•• L’urgence en matière de santé publique est de reconnaître la réalité́ du vapotage, d’en saisir l’opportunité́ en matière de santé publique et de lui donner le cadre règlementaire adapté. »