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2 Oct 2018 | Profession
 

La chambre syndicale des buralistes de Corse (présidé par José Oliva) a voté, à l’unanimité, son adhésion à la Confédération nationale des buralistes, lors de son assemblée générale de ce dimanche 30 septembre. Pour José Oliva, son président, il s’agit d’un « atout » en vue des diverses évolutions fiscales à venir et qui menacent la profession.

•• De fait, selon la presse locale, les participants sont apparus préoccupés par l’harmonisation des prix entre l’île et le Continent à l’horizon 2021 (voir Lmdt des 26 novembre et 23 octobre 2017). La profession a donc souhaité rappeler son rôle car, selon le président insulaire repris dans Corse Matin (édition 1er octobre), « un bureau de tabac créé un lien social qu’il est important de maintenir ».

« Cette harmonisation est une menace, notamment pour les dépôts de tabac de Bastia et Ajaccio. Cela entraînera la délocalisation du premier et la fermeture du second, soit 250 salariés au chômage, donc 800 personnes impactées et cela, sans compter les emplois indirects », a ajouté José Oliva.

•• Philippe Coy, présent à la réunion, avait défendu dans Corse Matin, la veille, que « la Corse a toute sa place dans le dispositif de modernisation de la profession ».

Dans une interview, il a expliqué comment le métier était en voie de réorganisation « : il est vrai que le choc du prix a précipité certaines fermetures, mais le phénomène connaît un net ralentissement ».

« Avant tout, nous sommes des commerçants et nous avons été trop longtemps focalisés sur un seul sujet, le tabac. Or, s’adapter, c’est comprendre les évolutions de la société, des clients afin de mieux diversifier l’offre …

« En 2020, il y aura le coup de pied au cul du paquet à dix euros. Soit on fait l’autruche, mais ce n’est pas ce qui pérennisera nos fonds de commerce, soit on va de l’avant …

« La Corse a une fiscalité historique car le coût de la vie n’est pas le même qu’ailleurs (…) Il faut anticiper un alignement fiscal voulu par l’Union européenne : à la fois, par l’évolution des points de vente, dans le cadre du plan de transformation soutenu par le Gouvernement au rythme de 20 millions d’euros par an, et dans lequel la Corse à toute sa place ; et par des accompagnements spécifiques aux buralistes insulaires. J’y veillerai personnellement. »