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11 Avr 2018 | Profession
 

C’est ce qui ressort encore de la sixième « Journée de la Transformation #Buralistes 2021 » qui s’est déroulée, ce mardi 10 avril, à Rennes et aux alentours (voir Lmdt du 4 avril ainsi que des 12 et 6 mars). Et qui s’est achevée par une réunion très réussie – salle comble de buralistes, toutes générations, très attentifs et participatifs – animée par Philippe Coy, Sophie Lejeune et Sylvain Heubert : « en fait, nous sommes engagés dans une véritable démarche de conquête d’une nouvelle image » y a insisté, à un moment, le président de la Confédération.

« Et cela passe par une véritable révolution intellectuelle pour nous transformer en de nouveaux commerçants de proximité. Car notre état d’esprit, c’est d’être offensif pour assurer la transformation du métier en gagnant des coups d’avance, là où l’on ne nous attend pas … comme on l’a réussi avec Nickel. »

•• Ce à quoi un jeune buraliste a immédiatement répliqué : « Ce n’est pas que nos points de vente que l’on doit transformer … mais nous-mêmes ! » Applaudissements nourris et enthousiastes de la salle. « Oui, mais ce dont nous avons aussi besoin, c’est d’une image commune ! » devait reprendre tout de suite l’un de ses collègues, sous les approbations.

Et le débat de s’emballer : « comment mieux s’organiser pour le vapotage » ; « quels sont les fournisseurs sérieux ? » ; « comment travailler avec les agriculteurs locaux ? ».

Des inquiétudes, cependant : « qu’avez-vous prévu si le marché du tabac s’effondrait plus que prévu ? ». Mais globalement … une réelle envie de porter son regard plus loin.

•• « Et l’un des intérêts de ces journées de la Transformation, c’est que l’on va aussi à la rencontre des politiques pour leur montrer que nous ne sommes pas que de simples buralistes, mais des acteurs de la vie locale » devait aussi reprendre un peu plus tard Philippe Coy.

De fait, dans la matinée, la délégation des élus de la Confédération a rencontré plusieurs élus politiques locaux très impliqués dans le maintien des services dans les territoires : Bernard Marquet, vice-président délégué à l’Économie du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine ; Delphine David, conseillère régionale, présidente de la communauté de communes de Montfort.

Et là, concrètement, il a été examiné toutes les voies qui peuvent être explorées afin d’associer les buralistes aux démarches des élus politiques pour animer, voire revitaliser, centre-bourgs et villages.

Ce n’est pas un hasard si le président des buralistes d’Ille-et-Vilaine, Loïc Vilboux, est membre du dispositif « bouclier rural », mis en place par le Conseil départemental.

À suivre.