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17 Nov 2019 | Observatoire
 

Le numéro deux français des casinos – qui vient d’achever par anticipation son plan de sauvegarde – va engager 40 à 50 millions d’euros, sur trois ans, pour transformer certains de ses établissements (voir 10 juin 2017). 

Au-delà de la nécessité d’un renouvellement, Fabrice Paire (président du directoire) souligne dans Les Échos la nouvelle donne du secteur avec le succès des jeux électroniques, tout particulièrement la roulette anglaise, et l’émergence d’une clientèle plus jeune : ce qui conduit à casser les codes en portant l’accent sur l’animation et la mise en scène.

•• La récente transformation du casino d’Aix-en-Provence (photo), le plus important du groupe (800 000 entrées par an), a valeur d’exemple pour Fabrice Paire. L’opérateur a investi 15 millions d’euros en misant sur les nouvelles technologies et « l’expérience immersive ». Cette opération n’a pas vocation à être déclinée mais, promet le président du directoire, « chaque rénovation [à venir] aura son expérience ».

•• Le groupe va notamment moderniser et agrandir son établissement « totalement saturé » de La Tour-de-Salvagny, dans la banlieue lyonnaise. Il s’attelle aussi à rénover ses casinos d’Annemasse et de Royat.

Par ailleurs, il propose une modernisation-extension de son établissement historique de Saint-Amand-les-Eaux, dans l’hypothèse d’un renouvellement de sa concession qui fait l’objet actuellement d’un appel d’offres. C’est d’ailleurs là que se tient, ce soir, les 3èmes Trophées des Buralistes du Nord, ce soir même. En présence de Philippe Coy

•• Ces divers projets ont vocation à nourrir la croissance de l’entreprise qui reste soutenue. À fin juillet, le chiffre d’affaires cumulé pour les neuf premiers mois de son exercice 2018-2019 était en hausse de 5 %.

Par ailleurs, Groupe Partouche s’est lancé, il y a quelque mois, dans les paris sportifs en ligne, avec la marque PasinoBet adossée, sur le plan opérationnel, à l’opérateur arménien BetConstruct. « C’est un complément d’offre à nos joueurs avec un point d’équilibre très bas », résume Fabrice Paire. Aux dires de ce dernier, le groupe n’est en revanche « pas proactif » actuellement quant à un projet de club de jeux parisien (voir 12 septembre).