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13 Mar 2018 | Profession
 

À l’occasion de sa venue au « salon de la proximité », organisé le week-end dernier par la fédération Ouest des buralistes (voir Lmdt du 11 mars), Philippe Coy a accordé à l’édition Pays-de-Loire de Ouest France une interview dont nous publions plusieurs extraits :

Ouest France : Comment se porte la profession ?

Philippe Coy : Elle est en profonde mutation, un plan de transformation se met en place pour accompagner les buralistes, premier commerce de proximité en France (…)

À l’horizon de 2020, le paquet de cigarettes sera à 10 euros. Depuis que ces politiques fiscales ont été adoptées, nous avons connu des périodes difficiles avec l’érosion de nos ventes et l’évaporation des clients qui sont allés acheter leurs produits sur les frontières (…)

Ouest France : Comment allez-vous vous adapter ?

Philippe Coy : L’idée c’est d’anticiper les échéances. On a toujours discuté avec le Gouvernement. Il y a un mois, nous avons signé une série d’accords assez originaux. Pour solliciter le soutien de l’État dans l’accompagnement du plan Santé en préservant nos entreprises.

J’ai proposé à la ministre de la Santé, que je rencontre le 22 mars, de partager cette vision et pourquoi pas, de participer au prochain Mois sans Tabac. Car un fumeur qui veut arrêter, il est chez nous.

Nous allons aussi lui présenter une réflexion sur la santé connectée dans les zones rurales qui manquent de médecins. Le buraliste pourra être dépositaire de matériel (…)

Ouest France : Comment imaginez-vous le buraliste de demain ?

Philippe Coy : Notre ambition, c’est qu’on nous regarde autrement que comme des marchands de tabac. On doit devenir les drugstores de la vie quotidienne des Français. Tout cela va s’opérer sur un calendrier d’au moins 3 ans. Notre volonté, c’est de donner de l’avenir au réseau. On n’a plus de temps à perdre.