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29 Juin 2018 | Observatoire
 

Suite à la vague de contrôles sur des « coffee-shop » spécialisés dans la vente de produits dérivés du cannabis (voir Lmdt des 28 et 24 juin), la ministre de la Santé détaille, dans un interview au Parisien/ Aujourd’hui en France de ce jour, sa politique. 

•• Quelle est votre position à propos de ces commerces qui proposent en vente libre du cannabis light ?

Agnès Buzyn : « Mon objectif est d’être sûre que l’on y vend que des produits légaux. Attention aux risques de dérives. Je souhaite avant tout protéger la santé des Français et les alerter sur les dangers liés à la consommation de tels produits.

« Il est important de veiller au respect de la loi. Il faut donc s’assurer que les produits vendus dans ces coffee-shops ne contiennent pas de THC. Sinon on pourra les faire saisir. Mais s’ils sont en règle, pas de problème. »

•• Êtes-vous à l’origine de ces contrôles ?

A. B. : « Oui, je m’inquiète de la vente de produits potentiellement dangereux pour la santé. La Mildeca (Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives) avait également fait remonter ses préoccupations à ce sujet (voir Lmdt du 12 juin) et les Douanes et les services de police ont fait les contrôles. Il ne faut pas laisser vendre n’importe quoi à nos concitoyens, et surtout aux jeunes. »

•• Mais certains estiment que ce cannabis « light » peut au contraire faciliter la détente et soulager la douleur ?

A. B. : « Mon objectif premier est de faire baisser le tabagisme, donc je ne vais pas commencer à baisser la garde en autorisant des gens à fumer du cannabis, dont la combustion a les mêmes effets néfastes que le tabac. Cela n’aurait pas de sens ! Sur le cannabis thérapeutique, j’ai commandé un rapport à ce propos mais ce n’est pas le même sujet. »