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1 Août 2018 | International, Profession
 

Japan Tobacco (JT) a abaissé mercredi ses prévisions annuelles de bénéfices, du fait des frais liés à de récentes acquisitions et des investissements menés dans la cigarette électronique au Japon pour compenser le déclin du nombre de fumeurs, selon une dépêche AFP.

Japan Tobacco tabac vise désormais en 2018 un bénéfice net de 377 milliards de yens (2,9 milliards d’euros), au lieu de 394 milliards escomptés auparavant, et un bénéfice d’exploitation de 541 milliards de yens, au lieu de 561 milliards.

•• Ces nouvelles estimations représentent un recul de 3,9 % et de 3,6 % respectivement par rapport à 2017. Le groupe invoque également des variations défavorables de devises ainsi que « les incertitudes entourant l’environnement des affaires en Iran », alors que les États-Unis s’apprêtent à imposer de nouveau des sanctions économiques à Téhéran.

•• JT, qui distribue notamment les marques Winston et Camel (hors États-Unis), a dans le même temps relevé sa projection de chiffre d’affaires, désormais attendu autour de 2 240 milliards de yens (+ 4,7 % sur un an), au lieu de 2 220 milliards, pour tenir compte de l’intégration dans ses comptes du cigarettier russe Donskoy Tabak, qu’il vient d’acheter (voir Lmdt du 17 mars 2018).

•• Au deuxième trimestre, la compagnie dit avoir enregistré « de robustes performances » de son activité à l’étranger, soutenue par des acquisitions en Éthiopie, en Indonésie et aux Philippines (voir Lmdt des 22 et 7 août 2017).

•• Au Japon en revanche, ses ventes de cigarettes ont décliné de 12,6 % en volume, reflet de « la contraction du marché », explique Japan Tobacco dans un communiqué.

Dans ce contexte difficile, le groupe accentue ses efforts pour renforcer sa part de marché, qui reste faible, dans les nouveaux produits. Depuis juin, il propose dans l’ensemble du Japon la cigarette électronique Ploom Tech (voir Lmdt du 2 novembre 2017).

•• Outre le tabac, le groupe est présent dans l’alimentation, où ses ventes ont stagné entre avril et juin, et le secteur pharmaceutique (+ 10,6% grâce à des royalties plus élevées).