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1 Juil 2013 | E-cigarette, International
 

Sous diverses pressions, notamment celles des « tabaccai » (buralistes), le gouvernement italien vient de prendre plusieurs décisions visant à réglementer le marché de la cigarette électronique (500 000 consommateurs d’après les estimations).

La cigarette électronique (et ses recharges) va être fiscalisée comme un produit soumis à accises : à proportion de 58,5% de droits d’accises. Auxquels il faut ajouter 21% de TVA. Soit 79,5%. Ce qui lui confère un niveau de taxation supérieur à la cigarette (75,8%, droits et TVA).

Sa distribution commence à être sérieusement réglementée dans la mesure où ne peuvent être accrédités par l’AAMS (administration du monopole, dépendant du ministère du budget) que les grossistes/logisticiens distribuant déjà des produits du tabac.

Par dérogation, en l’attente d’une loi organique, les buralistes sont officiellement autorisés à vendre de la cigarette électronique. Ce droit leur était dénié jusqu’à maintenant. Ce qui n’avait pas empêché 16 000 tabaccai « d’anticiper ». Sachant que 4 000 boutiques spécialisées ont essaimé à travers la péninsule.

Petit « hic » : ces mesures n’entreront en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2014. Mais elles répondent favorablement aux revendications de la FIT (Federazione Tabaccai Italiana, voir Lemondedutabac des 14 mai, 20 mai et 23 juin).