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8 Juin 2017 | Profession
 

On sait que Philip Morris France a lancé son produit à risques potentiellement réduits, l’IQOS, sur deux zones-pilotes depuis un peu plus d’un mois (voir Lmdt du 2 mai).

Depuis, on s’attendait à des rebonds médiatiques sur les premiers retours consommateurs. Et en fait, c’est Nice Matin qui a réagi le premier à travers l’expérience-utilisateur de l’un de ses propres journalistes, Philippe Dupuy (dans son édition du 2 juin). Extraits révélateurs :

•• « J’ai testé la cigarette sans fumée.

« Philip Morris a lancé au début du mois de mai Iqos, un appareil électronique présenté comme une alternative à la cigarette traditionnelle et aux cigarettes électroniques. Nous avons pu l’essayer.

•• « Au déballage, l’objet est plus sexy que la plupart des cigarettes électroniques. Iqos se compose d’une sorte de fume-cigarette, blanc ou noir, de la taille d’un gros cigarillo et d’un chargeur assez élégant, qui ressemble à un petit disque dur portatif. Le chargeur s’ouvre comme un briquet Zippo et on y insère la partie de l’Iqos contenant la batterie. Une diode verte prévient lorsque la charge est complète.

« L’ensemble est vendu autour de 70 euros. Il faut y ajouter les « Heets », sorte de mini-cigarettes de tabac compressé, vendues par paquets de vingt, au prix de 7 euros le paquet.

•• « Une fois l’Iqos chargée, on insère la « Heet » (qui ressemble à une cigarette coupée du côté du filtre), dans le tube de l’Iqos. Elle se fiche sur une lame de métal qui va chauffer le tabac à 300 degrés.

« Une fois actionné le bouton « on », quelques secondes suffisent : l’Iqos est prête à être utilisée.

•• « À l’aspiration, on sent la chaleur se diffuser dans la bouche et dans la gorge. La sensation est proche d’une cigarette classique. À l’expiration, surprise : pas de fumée mais de la vapeur. L’odeur est très discrète mais on sent quand même le tabac chaud.

« Au bout d’une dizaine de taffes, le voyant de l’Iqos s’éteint : la cigarette est finie. Le filtre est noirci, le tabac aussi, mais il n’y a pas de cendres.

« Le stick se jette dans un cendrier comme un mégot.

•• « L’avantage sur l’e-cigarette, c’est qu’il n’y a pas de manipulation de produit liquide. L’inconvénient, c’est qu’on consomme toujours du tabac.

« À en croire les fabricants, les cigarettes sans fumée seraient 90 à 95 % moins nocives que les cigarettes conventionnelles.

« Mais les pneumologues en doutent. Pire, certains estiment que le pic de nicotine provoqué par l’usage de l’Iqos pourrait être encore plus addictif que celui d’une vraie cigarette (…)  »

•• On laisse au journaliste la responsabilité de ses propos. Mais, de toute façon, le débat est ouvert … et l’expérience est là.