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16 Jan 2021 | Profession
 

Vincent Letoqueux a lâché son bar-tabac de Larré (Morbihan) pour se consacrer au développement de traceurs GPS cachés dans de fausses cartouches de cigarettes, afin de pister les cambrioleurs.

Il va partir sur les routes en 2021 pour démarcher les buralistes.

•• La technologie est connue : le traceur se déclenche dès que le paquet quitte le commerce et le buraliste est alerté par SMS.

« C’est arrivé dernièrement dans le Sud. En son absence, un buraliste s’est fait embarquer pour 20 000 euros de cigarettes en 3 minutes …  Avec le traceur, les forces de l’ordre ont pu savoir où était la marchandise et identifier l’auteur. On sait où est le traceur quasiment minute par minute : donc on voit le trajet, les allées et venues, où sont les nourrices qui gardent le butin … » explique-t-il à Ouest France.

•• Il a commencé à vendre ses Tiki Tobacco dès 2019 et le cap des 100 traceurs a été atteint en 2020 : « 70 sont dans le Morbihan, les autres un peu partout en France. » Pour accélérer, il s’est associé à l’entreprise vendéenne ESP, bien connue des buralistes (voir 19 septembre 2019).

Pendant les confinements, même si les buralistes étaient « frileux pour investir, je les sentais très réceptifs. Dès que ça a repris, en mai juin, j’ai eu mon plus gros pic de commandes. C’est un marché tellement énorme et je suis tellement convaincu que c’est efficace » s’enthousiasme l’entrepreneur.

•• Il va réinvestir pour faire évoluer la précision du traceur « et ainsi voir où est la cartouche … à l’appart ou à la cave près ! ».

Convaincu que les clients « ont besoin de voir le produit », Vincent s’est acheté un camion qu’il va aménager « pour partir sur les routes. Je me donne 7-8 ans pour aller visiter les 24 000 buralistes de France. Ce sera pratique, car parfois la prospection sera plus efficace à l’ouverture ou à la fermeture des tabacs, quand les pros sont moins pris par la clientèle. »

Il vise une vingtaine de ventes de traceurs par semaine. À 350 euros le Tiki tobacco (et 5 euros d’abonnement par mois), « c’est souvent 10 fois moins cher qu’une vidéosurveillance ou un générateur de fumée » argumente-t-il.