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1 Août 2019 | Profession
 

Un commerçant de Gap a décidé de réagir, devant les vols dont il est victime dans son point de vente, en affichant les photos de présumés voleurs. C’est l’expression d’un ras-le-bol mais c’est totalement illégal. La chambre syndicale des buralistes des Hautes-Alpes condamne son geste. 

« Recherché pour vol ». Excédé par les vols commis de façon répétés par des jeunes du quartier, ce buraliste de Gap a fait des captures d’écran des caméras de surveillance, qu’il a placardées sur la devanture de son établissement. Le commerçant se justifie par des plaintes répétées au commissariat … restées sans suite.

•• « Le ras-le-bol ne justifie pas tout, ce commerçant doit respecter la loi » tranche Dominique Arnaud (présidente de la chambre syndicale des buralistes des Hautes-Alpes et vice-présidente de la Confédération) auprès de France 3, « nous ne cautionnons pas cela. »

Elle a eu la surprise de découvrir ces photos dans la presse et s’empresse de souligner qu’il s’agit d’« un cas unique ».

•• « Les caméras de surveillance servent à sécuriser nos commerces et à collaborer avec la police mais pas à l’auto-défense » ajoute-elle.

« Nous subissons tous ce genre de vols » admet cependant Dominique Arnaud, qui connaît bien son collègue, dans le métier depuis une dizaine d’années. « Il ne s’est pas rendu compte de la gravité de son geste » pense-t-elle. « Il aurait pu appréhender ces jeunes et leur dire « tu le paies le briquet ou j’appelle la police », ça marche bien aussi. »