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21 Oct 2014 | Profession
 

Hasard du calendrier … Une semaine après le vaste coup de filet qui a permis l’arrestation de 11 membres du « gang des casseurs de tabac du Sud-Ouest » (voir Lmdt des 14 et 17 octobre), va s’ouvrir, devant la 5ème chambre correctionnelle de Toulouse, le procès de huit ressortissants du Tarn-et-Garonne appartenant au même clan familial de la communauté des gens du voyage sédentarisé .

Arrestation GangEn effet, les  « caïds », jugés cette semaine, ont été arrêtés en avril 2013 au cours d’une vaste opération ayant mobilisé pas moins de 200 gendarmes sur le département (voir Lmdt du 21 avril 2013). En premier lieu, le patriarche de cette famille, François M, alias «Babao». Installé de longue date avec sa famille à Boudou, le quinquagénaire, « spécialisé dans les coffre-fort et l’arrachage de distributeurs automatiques bancaires », a quinze condamnations sur son casier. C’est pour une autre série de casses commis, dans des commerces entre 2012-2013, dont il serait l’un des auteurs présumés avec d’autres membres de sa famille qu’il comparait cette semaine.

Il aura fallu que les gendarmes mettent en place une cellule dédiée pendant plus d’un an pour confondre le gang.  Un laps de temps durant lequel la famille avait jeté son dévolu sur des magasins d’optique, puis des bureaux de tabac : Larche (19), d’Aire-sur-l’Adour (40), Saint-Meard-de-Gurcon (24), Sorges (24) par quatre fois (voir Lmdt des 17 avril et 23 février 2013) , Cancon (47), etc.

Les enquêteurs ont dû avoir recours aux dernières technologiques face à ces casseurs usant d’un mode opératoire très étudié, notamment avec des voitures relais volées, faussement immatriculées, qu’ils échangeaient nuitamment sur une aire d’accueil des gens du voyage. Grâce aux écoutes téléphoniques (difficiles avec des malfaiteurs changeant en permanence de puces et de portables), les gendarmes sont cependant parvenus à découvrir une cache, en l’occurrence des buses, où était entreposé le matériel nécessaire aux casses. C’est en y appliquant du «Smartwater» – l’ADN de synthèse invisible à l’œil, déjà utilisé dans certains points de vente  – que la bande a pu être confondue : la preuve de sa présence sur les lieux des casses a pu être établie.

Les onze Tarn-et-Garonnais arrêtés, ce lundi, appartenant au même clan familial, ont été écroués et mis en examen pour association de malfaiteurs et vols en bande organisée. Une bande qui aurait à son actif « 63 faits de casses de magasins de tronçonneuses, parfumeries et de bureaux de tabac sur tout le Grand Sud-Ouest (principalement dans les départements du 24, 47, 09, 46, 81 et 8) pour un préjudice estimé, pour l’heure à 700 000 euros ».