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24 Juil 2019 | Profession
 

Dès l’annonce par Gérald Darmanin selon laquelle les buralistes allaient bientôt accepter le paiement des impôts et divers services locaux, en espèces ou par carte bancaire (voir Lmdt des 23 et 24 juillet), Philippe Coy s’est trouvé sollicité en direct par divers médias audiovisuels. Extraits de ses interventions :

•• RTL : « Nous sommes satisfaits de cette reconnaissance du travail accompli par la Confédération. L’avantage aussi est que cela va générer du flux client. Et cela va nous permettre d’accompagner et d’humaniser, à travers le réseau des buralistes, ces actes de paiements : nous avons un maillage territorial et des amplitudes horaires plus importants que celui des trésoreries. 

« Cela met en lumière également notre rôle dans les territoires, nos nouvelles missions de service au public dans le cadre du plan de Transformation des buralistes. »

•• C News : « L’évolution du métier de buraliste passe par ces nouveaux services. Nous aurons la capacité, avec cette nouvelle prestation, d’apporter plus de lien et de relations humaines aux contribuables et à l’ensemble de nos clients ».

•• RMC / Les Grandes Gueules

Olivier Truchot : Mais pourquoi les buralistes ont-ils eu l’envie d’être percepteurs ?

Philippe Coy : « C’est le résultat d’un marché public qui a été lancé dans le cadre de la réforme de la Direction générale des Finances publiques, initiée fin 2018. Mais pour nous, c’est une continuité du service public que nous exerçons déjà. Une continuité de service public assurée dans des territoires où il n’y a plus beaucoup d’activités.

« Et cela repose sur un métier que nous maîtrisons déjà. Il y eut un temps où nous vendions des vignettes fiscales : il y a des années que vous pouvez acheter des timbres amendes chez les buralistes. C’est donc bien une continuité mais avec un relais humain et une amplitude horaire et territoriale plus large … »

Olivier Truchot : … Mais c’est aussi pour aider les buralistes par rapport aux difficultés du tabac ?

Philippe Coy : « … L’un de vos chroniqueurs a indiqué tout à l’heure que le commerce en général était en difficultés, y compris dans certaines zones urbaines. Or c’est justement la multiplicité de l’offre qui fait la pérennité de l’activité commerciale. Et par rapport aux enjeux actuels que représentent les opérations Cœur de Ville et Centre-Bourgs, on voit bien que les commerces doivent avoir plusieurs cordes à leur arc.

« C’est pour cela que nous avons répondu à ce marché public où l’État avait besoin de trouver un partenaire qui joue le rôle de tiers de confiance (…) ».