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1 Oct 2019 | Profession
 

Présent à l’assemblée générale de la chambre syndicale d’Ille-et-Vilaine, présidée par Loïc Vilboux (implanté à Redon), Phillippe Coy a rappelé à ses confrères l’importance du plan de Transformation mis en place pour la profession.

 « Nous avons été secoués, ces dernières années, par les hausses répétées du prix du tabac, le marché parallèle et l’évolution des consommations. Aujourd’hui, le buraliste doit être en phase avec la société et ses clients, et entamer une transformation ».

•• La Transformation fut donc le point d’orgue de l’après-midi de ce dimanche 29 septembre, notamment à travers la signature d’une convention avec la CCI d’Ille-et-Vilaine afin de réaliser les audits préalables aux projets de Transformation des points de vente (voir Lmdt des 1er septembre, 30 août et 18 juillet). « Actuellement, 26 buralistes du département ont ouvert un dossier pour obtenir cette aide » a précisé Loïc Vilboux.

•• Le « Bar du Centre », à Val d’Anast, est le premier à en avoir bénéficié : il a réduit son espace presse pour proposer du snacking, des confiseries, des accessoires de téléphones (chargeur, écouteurs, des produits de vapotage, etc.) … « Si vous voulez vous en sortir, il faut vous diversifier. Je ne pense pas qu’on puisse vivre indéfiniment du tabac, du loto et de la presse » a déclaré le buraliste, Franck Cochereau, à Ouest-France.

Et depuis son installation il y a trois ans, il n’a cessé les travaux : création de terrasse, réfection des peintures. Il y a un an, il a pris connaissance du plan de Transformation, négocié par la Confédération et n’a pas hésité (…) Depuis avril, tout est en place. Et Philippe Coy a participé à son inauguration, ce dimanche.

« Tout ce qui est chargeurs et câbles de téléphone, je n’y croyais pas beaucoup … Et finalement, pas mal de gens de passage s’arrêtent pour ça. Les chips et le saucisson fonctionnent aussi bien à l’heure de l’apéro. Tout comme ma petite cave : j’en ai toujours vendu, mais le fait de mettre les bouteilles en avant a tout changé » reprend Franck Cochereau.

« Ça nous plaît d’avoir ce petit drugstore. Face au prix élevé du tabac et à la contrebande, ainsi qu’à la presse qui se vend mal, on est obligé de modifier à la fois nos services et produits. C’est ce qui nous attend tous à l’avenir : on vendra des billets de train, on collectera des impôts… ».