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30 Oct 2018 | Trafic
 

À l’occasion du procès de deux Ukrainiens contrebandiers de tabac, la semaine dernière à Reims (voir Lmdt du 26 octobre), le quotidien régional L’Union – soucieux de replacer l’événement dans son contexte – est revenu sur le sujet du marché parallèle, approvisionné justement par la contrebande.

•• « Selon une étude réalisée en 2017, 24,6 % de la consommation des cigarettes en France ne provient pas de paquets achetés chez les buralistes (voir Lmdt des 10 et 9 août ainsi que du 31 juillet). Sur ce quart, une moitié vient des achats frontaliers et l’autre moitié de la contrebande et de la contrefaçon » y explique Daniel Bruquel (responsable prévention du commerce illicite chez Philip Morris France).

•• « Si cela était un peu retombé en 2017, avec les actuelles hausses de prix en France, il y a une recrudescence assez significative du marché parallèle depuis le début de l’année 2018. »

« Au premier semestre, le pourcentage des cigarettes qui n’ont pas été achetées chez un buraliste a progressé de trois points. »

•• Pour affiner leurs chiffres les cigarettiers procèdent régulièrement à une enquête « ramasse-paquets » dans une centaine de villes de France.

À Reims on est passé de 16,3 % de paquets illégaux en 2017 à 22,5 % au premier semestre 2018. À Charleville-Mézières, plus proche de la frontière, le taux est passé de 25,4 % à 28,9 %.