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19 Avr 2018 | L'essentiel, Profession
 

Message clair de Philippe Coy, lors des visites de terrain chez les buralistes de Besançon où se déroulaient les « Journées de la Transformation », ce mardi (voir Lmdt du 17 avril) :  les professionnels doivent s’adapter aux évolutions et investir, notamment, le marché du vapotage.

Extraits des échanges suivis par L’Est Républicain.

•• Dès son entrée dans le bureau de tabac de Bénédicte Gauthier, il est question de vapotage. Quatre boutiques sont installées de part et d‘autre du « Grand Turc » qui propose lui aussi ce type de produits : « C’est le mieux », estime Philippe Coy, « ça veut dire que les clients sont là. À nous d’être les meilleurs, à nous de nous donner les moyens de reprendre le marché avec des produits de qualité et du conseil. »

Le tabac, « c’est l’ADN de notre profession. On doit continuer mais élargir l’offre (…) En 2021, explique-t-il, les professionnels « devront avoir trois linéaires : les produits classiques, la cigarette électronique et le tabac chauffé » explique-t-il.

•• En attendant, les professionnels pointent du doigt un autre problème : le « marché parallèle ». Et là, seule solution selon les buralistes : augmenter les contrôles et resserrer les mailles du filet. « Depuis le début de l’année » note le président de la Confédération, « les saisies douanières augmentent de façon exponentielle en France. »

•• Mais la nicotine n’est pas tout. Philippe Coy le souligne : « chaque jour, les quelque 25 000 bureaux de tabac de France voient passer 10 millions de clients et 42 % d’entre eux ne viennent pas pour du tabac. »

Et aux professionnels de soigner leurs autres activités : les jeux, la presse mais aussi proposer d’autres services, notamment le compte Nickel ou le relais-colis. « À chacun de voir en fonction de sa zone de chalandise » dit-il.

•• La Confédération va d’ailleurs aider les buralistes à faire un état des lieux de leur point de vente « grâce au contrat signé avec l’État et au fonds de transformation (voir Lmdt du 2 février). Cela va permettre d’étudier les établissements, de les moderniser et d’adapter l’offre. »

L’objectif : « Embarquer, d’ici 2021, un tiers, voire 50 % du réseau des buralistes dans cette transformation. Il faut sortir du buralo-buraliste qui vend du tabac, du tabac et du tabac. Il faut avoir de l’audace : redevenir des entrepreneurs. »