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17 Sep 2019 | Profession
 

De plus en plus de clients demanderaient une cigarette à l’unité … mais ce n’est pas une raison pour obtempérer. La vente à l’unité est strictement interdite.

« Depuis un an, on a ce genre de demandes. Jusqu’à dix fois par jour, des gens qui n’ont pas beaucoup d’argent, ou bien des fumeurs occasionnels, qui demandent une cigarette à l’unité … Quand on leur dit non et qu’on leur explique que c’est interdit, ils ne comprennent pas » témoigne Isabelle Moline, buraliste de Reims, dans L’Union (édition du 16 septembre).

Une première affiche d’avertissement avait été collée avant l’été dans l’établissement. Une seconde vient de faire son apparition.

•• Or, après une petite enquête, des buralistes ont découvert qu’un collègue acceptait ce type de demandes. Une buraliste s’y est rendue et a fait le test. Elle a obtenu sa cigarette et aurait vivement réagi à l’encontre de son collègue.

Contacté par L’Union – qui a pu avoir confirmation de ces ventes litigieusesle buraliste a pourtant nié : « non, non, on ne fait pas ça, on ne vend pas de cigarettes à l’unité ». Le quotidien a, par ailleurs, effectué une dizaine de tests chez des buralistes dans plusieurs quartiers … tous négatifs.

•• « J’avais fait la chasse à cette pratique il y a des années » rappelle Alain Sauvage (président de la Chambre syndicale des buralistes de la Marne et trésorier national de la Confédération), « ce genre de ventes était plutôt pratiqué dans certaines épiceries. Récemment, je n’ai pas eu de remontées sur des collègues qui feraient ça. »

Mais Alain Sauvage n’occulte pas pour autant le problème : « c’est totalement interdit pour un buraliste de changer le conditionnement des cigarettes, et donc de vendre à l’unité. Je vais faire un rappel aux buralistes, car ils risquent gros. Ils peuvent perdre leur gérance tabac. Le contrat avec l’État est très clair. »