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16 Juil 2017 | Trafic
 

On sait que chaque buraliste peut prévenir son administration de tutelle de tout fait susceptible de dévoiler un trafic de tabac par le biais d’une procédure particulière : la fiche-tabac.

•• Cette fiche-tabac a été réaménagée dernièrement afin, notamment, d’accélérer leur traitement et d’en garantir la confidentialité : transmission numérique et traitement par la Direction du Renseignement douanier (voir Lmdt du 15 octobre 2015).

L’année dernière, la Douane n’a eu à traiter que 48 fiches tabac. C’est peu, par rapport aux enjeux. Et c’est dommage. Car la fiche-tabac, ça marche. La preuve.

•• On se souvient de cette incroyable histoire, dévoilée en mai dernier, où la Douane, la police d’Andorre et le Groupement d’Intervention régional de la Gendarmerie du Gard ont démantelé tout un réseau qui écoulait des cartouches de cigarettes dans des épiceries de nuit de Nîmes et des alentours d’Avignon.

Du tabac provenant d’Andorre et acheminé, de l’autre côté de la frontière jusqu’aux véhicules des trafiquants, par des passeurs transportant le tabac à dos d’homme, sur les chemins montagneux (voir Lmdt du 21 mars 2017).

40 000 cartouches – 8 tonnes de tabac – seraient ainsi passées en un an et demi.

•• Il se trouve qu’à l’origine de l’enquête ayant démêlé toute cette organisation, il y a une fiche-tabac.