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12 Fév 2017 | E-cigarette
 

HON LIK (SUITE) : « LE BÉNÉFICE SANTÉ QUE PEUT PROCURER LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE À TOUT FUMEUR » (14 février)

Suite et fin de l’entretien accordé au Monde du Tabac par Hon Lik. Rappelons que l’inventeur de la cigarette électronique est venu à Paris pour rencontrer les acteurs du marché français.

• Le Monde du Tabac : Vous avez coutume de dire que vous avez développé et mis au point l’arme principale de la lutte contre le tabagisme. Ce discours optimiste ne semble pas être accueilli comme on aurait pu l’imaginer par les pouvoirs publics. Comment les convaincre ? 

• Hon Link : Les dernières études établissent que la cigarette électronique est 95 % moins nocive que la cigarette traditionnelle. Et il y a des contributions allant vers les mêmes conclusions issues tant du Public Health England (voir Lmdt des 19 et 21 août 2015) que du Haut Conseil de la Santé publique français (voir Lmdt des 24 février et 7 mars 2016).

Bien sûr, il y a l’influence des médias qui sont libres de dire et répercuter ce qu’ils veulent … mais il en va de la responsabilité des professionnels que nous sommes d’informer le public sur nos produits et les avantages concrets qu’ils offrent.

Car les gouvernements et les administrations se montrent toujours très exigeants devant toute innovation.

Il est normal aussi que des polémiques surgissent et contribuent à remettre en cause le bien fondé d’une découverte. Mais il ne faut pas qu’elles entravent l’avancée de la science. Et j’espère que ce ne sera pas le cas pour la cigarette électronique dont l’enjeu est important puisqu’ il s’agit de santé publique. Il y a donc urgence.

• Le Monde du Tabac : Que pensez-vous d’autres innovations visant à réduire les risques, comme celles reposant sur l’utilisation du tabac chauffé et non brûlé ?

• Hon Lik : Il s’agit d’une invention et d’un procédé assez intéressants. Mais cela reste un produit à base de tabac. Même s’il est certain que sans combustion, il y a moins de nocivité. J’encourage toutes les innovations allant dans le bon sens, celles qui aideront les fumeurs à arrêter de faire appel à des cigarettes traditionnelles.

• Le Monde du Tabac : Vous vous tournez beaucoup vers le consommateur pour comprendre ses attentes. Mais que lui demandez-vous en priorité ?

• Hon Lik : Le point le plus récurrent dans les discussions avec les uns et les autres ou dans les groupes de consommateurs porte sur le goût.

La plupart des fumeurs sont déjà habitués au goût de la cigarette d’une marque précise. La cigarette électronique ne va pas correspondre exactement à ce goût familier. Et, pour notre part, nous essayons de trouver le goût qui pourra le satisfaire au plus.

Mais je continue à penser que, dans une certaine mesure, c’est aussi au consommateur de chercher à s’habituer à la cigarette électronique. Ce dont il a plus besoin, c’est de la nicotine. Une fois qu’il a atteint le pic de nicotine grâce au procédé de la cigarette électronique, on a satisfait sa demande de base. Ensuite, c’est une question d’adaptation, de test de nos produits et de nouvelle habitude à prendre.

• Le Monde du Tabac : Mais à votre avis, quelle est la meilleure façon de vendre la cigarette électronique ?

• Hon Link : En tant que chercheur, je ne suis pas expert dans ce domaine. Mais je pense, néanmoins, que l’on ne peut pas mettre sur le même plan, en termes de vente, cigarettes électronique et traditionnelle.

Je pense que la clé de la vente repose donc, au-delà de la sécurité et de la fiabilité, sur le bénéfice santé que peut procurer la cigarette électronique à tout fumeur.

• Le Monde du Tabac : En tant que chercheur, quelle est votre source d’inspiration principale ?

• Hon Link : Je suis scientifique avec un background pharmaceutique. Ce sont donc les problèmes de santé qui m’intéressent avant tout. Je m’inscris dans cette problématique. Et mon inspiration vient au fil de mes travaux de recherche. Cela me permettra peut- être de déboucher sur une autre invention.

 

HON LIK : « NOTRE OBJECTIF PRINCIPAL EST BIEN DE TROUVER UNE SUBSTITUTION AU TABAC » (13 février)

Venu à Paris mesurer le développement et les perspectives du marché français, Hon Lik (l’inventeur de la cigarette électronique) a également fait le point, au fil de plusieurs rendez-vous, sur son travail.

Lequel se traduit par les évolutions de « blu », l’e-cig leader sur les marchés américain et anglais et qui a été lancé en France l’année dernière par blu/Fontem Ventures (filiale d’Imperial Brands / voir Lmdt des 16 décembre et 19 octobre 2016).

Hon Lik répond aux questions du Monde du tabac.

• Le Monde du Tabac : Vous êtes toujours chercheur, comment s’organise votre travail aujourd’hui ?

• Hon Lik : Je m’occupe des centres de recherche de Fontem Ventures. Pour ce faire, je suis basé le plus souvent à Pékin, sachant que l’équipe de chercheurs y travaille étroitement avec leurs collègues de notre centre américain de la Silicon Valley.

Notre objectif est bien évidemment de garder les positions de leader que nous avons obtenues avec blu. Si ce produit a déjà été adopté avec un certain succès sur les marchés américain et européen, c’est parce que nos chercheurs ont déjà beaucoup travaillé, le contexte règlementaire nous amenant à nous axer sur la qualité que nous pouvons garantir à nos produits. Celle-ci concerne d’ailleurs tant la technologie de la partie électronique que la composition des liquides.

Reste que la cigarette électronique est encore un produit complètement nouveau et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour apporter les améliorations qu’elle mérite.

Ainsi, au-delà de la sécurité et de la fiabilité, nous allons continuer à travailler sur l’ergonomie, de sorte que le produit aille plus à la rencontre des habitudes des fumeurs. Peut-être avec des dispositifs plus puissants, d’une part, ou avec d’autres présentant des designs plus stylés, plus fashion, d’autre part.

Rien n’est facile et donc on ne peut pas travailler en solitaire. Il faut non seulement communiquer mais établir une interaction avec le consommateur …

• Le Monde du Tabac : Mais, personnellement, vous vous concentrez plus sur la cigarette électronique ou sur les liquides ?

• Hon Link : … je travaille plus sur l’appareil car je ne suis pas assez connaisseur des goûts propres aux différents marchés. D’ailleurs, si je suis à Paris c’est bien pour prendre la mesure des caractéristiques du marché français et connaître davantage l’avis de ses consommateurs …

• Le Monde du Tabac : Mais vous croyez vraiment qu’il y a encore beaucoup de marges de progression pour le produit ?

• Hon Link : Évidemment ! Il suffit de le comparer à l’appareil photo numérique ou au téléphone portable. En permanence, de nouvelles générations sont mises sur le marché. Tout le monde trouve cela normal. Il en est de même avec la cigarette électronique.

• Le Monde du Tabac : Mais au fond, quelle est l’ambition de Hon-Link ? Faire un produit segmenté entre différents goûts, différents marchés, entre vapoteurs traditionnels et fumeurs à conquérir … ou trouver le produit universel, simple, s’imposant à travers le monde comme la cigarette traditionnelle ?

• Hon Lik : Bien sûr, nos principaux efforts vont vers un produit qui soit adapté à tous ; donc, un produit plus ou moins universel avec pour objectif de convaincre les fumeurs de réduire leur consommation de tabac et de lutter ainsi contre le tabagisme.

Notre objectif principal est bien de trouver une substitution au tabac.

Mais pour le moment, nous ne pouvons ignorer les demandes de différentes communautés de consommateurs. Et donc, de sortir des produits adaptés.

(À suivre)

Dans la suite de l’entretien qu’il nous a accordé, Hon Lik revient, notamment, sur le contexte réglementaire et les produits à moindre nocivité de l’industrie du tabac.

 

LE JDD REVIENT SUR LA PRÉSENCE DE HON LIK À PARIS : « LA FUMÉE, LE GESTE SONT DES PLAISIRS DE LA VIE » (12 février)

« Voici l’inventeur de la cigarette électronique » titre, dans son édition de ce 12 février, le Journal du Dimanche en évoquant la présence de Hon Lik à Paris que nous avons annoncée hier. Extraits :

•• Longtemps, Hon Lik a mesuré ses journées en paquets de cigarettes consommées. À 28 ans, il en fumait deux. Aujourd’hui, à 60 ans, il émet 500 bouffées par jour. L’inventeur de la cigarette électronique tient toujours à son addiction. « La fumée, le geste sont des plaisirs de la vie », dit-il en tripotant tantôt une vapoteuse de la taille d’une cigarette tantôt une pipe électronique, un modèle en bois précieux pour son usage personnel.

Enfin des satisfactions qui ne lui minent plus la santé. L’excès de tabac a emporté son père à 76 ans et empoisonné son existence pendant des années. Avant de mettre au point dans son laboratoire une technologie qui transforme la nicotine en vapeur sans ajout de goudron.

•• Embarqué par les équipes du groupe Imperial Brands (maison mère de Seita), Hon Lik est venu jouer à Paris les ambassadeurs pour la marque Blu (…) Leader du marché aux États-Unis et au Royaume-Uni, Blu est disponible depuis le mois d’octobre dans 8 000 bureaux de tabac de France. Face aux 16 millions de fumeurs français, les vapoteurs constituent un marché émergent de 1,5 million de personnes en forte croissance.

De 2010 à 2015, les ventes ont été multipliées par cent, de 4 à 400 millions d’euros. « Nos produits sont parmi les plus fiables du marché. On veille à la qualité de chaque composant : batteries, atomiseurs, arômes. Tout est fabriqué en Chine, l’expertise est là-bas », indique l’inventeur.

 

HON LIK, L’INVENTEUR DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE, À PARIS (11 février)

À la rencontre du marché français, si vivace, de la cigarette électronique.

« On ne peut avancer dans l’innovation qu’en étant constamment à l’écoute des consommateurs et de ceux qui sont en contact direct avec eux » : Hon Lik a eu une réunion informelle d’échanges avec des buralistes parisiens d’origine asiatique ce samedi 11 février.

Hon Lik, considéré comme l’inventeur de la cigarette électronique, et dont les brevets ont été rachetés par Fontem Ventures, filiale du groupe Imperial Brands (voir Lmdt des 25 juin 2015 et 3 octobre 2013).

Il s’agit de son premier séjour à Paris.

Il a également rencontré des journalistes en quête de sa vision de l’évolution du marché mondial de la cigarette électronique.

Ainsi que l’équipe assurant la commercialisation, en exclusivité auprès des buralistes, de « blu » – l’e-cig leader sur le marché américain – et dont la direction est assurée par Sergio Giadorou (sales & operations manager France de blu / Fontem Ventures / voir Lmdt des 16 décembre et 19 octobre 2016).

À suivre.