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5 Déc 2019 | International
 

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a lancé, courant novembre une campagne qui ambitionne de faire baisser de près d’un tiers le nombre de fumeurs d’ici 2025 en Grèce, où la consommation de tabac reste élevée, annonce l’AFP.

« L’État grec (…) a pour objectif de réduire le nombre de fumeurs de 30 % d’ici 2025 » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Notre ennemi est la fumée, pas les fumeurs. Notre but n’est pas de diviser, mais plutôt d’unir au nom de la santé ».

•• Selon une étude médicale publiée en octobre, le nombre de fumeurs adultes est passé de 40 à 27,5 % en une décennie (voir 22 janvier 2018). Mais le Premier ministre s’est inquiété du taux inquiétant de mineurs de 15 ans consommant du tabac : un garçon sur six et une fille sur huit.

•• Déjà, une nouvelle loi votée par le gouvernement conservateur de M. Mitsotakis, arrivé au pouvoir en juillet, punit d’amendes allant jusqu’à 500 euros les fumeurs allumant une cigarette dans un restaurant ou une boîte de nuit, et jusqu’à 10 000 euros les propriétaires des lieux en infraction. Des infractions répétées peuvent entraîner la fermeture temporaire des établissements concernés et la révocation de leur licence (voir 30 juillet 2019).

•• La première loi contre le tabac en Grèce remonte au milieu du XIXe siècle : en 1856, un décret royal d’Othon Ier de Bavière – premier monarque grec après l’indépendance arrachée à l’Empire ottoman – interdisait l’usage des pipes et des cigarettes dans les administrations et les magasins.

La dernière campagne antitabac remonte à 2009. D’abord vigoureusement promue par les autorités, elle est ensuite tombée en déshérence (voir 23 juin 2016).