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16 Nov 2018 | Profession
 

« Nous connaissons bien les difficultés et les souffrances d’un certain nombre de nos concitoyens, nous qui sommes implantés au cœur des territoires. Mais le mouvement des Gilets Jaunes correspond à une initiative de citoyens, de la base, et ne relève pas d’un mot d’ordre de professionnels ou d’entrepreneurs. En tant qu’organisation professionnelle, la Confédération ne prendra pas position », a indiqué Philippe Coy lors du Conseil d’administration de la Confédération à Angoulême (voir Lmdt du 15 novembre).

En réponse à une question. Et en précisant : « nos élus syndicaux ont beaucoup d’autres choses à faire sur le terrain avec toutes les assemblées syndicales que nous avons en ce moment. Nous serons avant tout parmi les buralistes. »

•• Tout en rappelant, au passage, que jusqu’ici, les évolutions de fiscalité sur les carburants provoquaient des réactions de mobilisation parmi les consommateurs que l’on n’avait jamais vues sur le tabac …

Reste que sur le terrain – et en fonction des particularités régionales – la presse régionale se fait écho de commerçants se mobilisant au titre d’acteurs de la vie locale et en fonction de la problématique des transports.

•• Ainsi, une dizaine de commerçants de Vertou, commune limitrophe de Nantes, ont installé des gilets jaunes devant leur commerce. C’est la buraliste Christelle Jamet qui a initié ce mouvement il y a quelques jours.

« J’ai mon gendre qui travaille dans une concession automobile, je lui ai demandé de m’en vendre plusieurs et j’ai donné ces gilets à tous les commerçants de la rue. Car nous, les commerçants, nous n’avons pas trop le temps de bouger en voiture et donc de mettre le gilet dans nos véhicules. Donc là, le but est de mettre les gilets jaunes devant nos magasins et quand j’ai proposé l’idée tous mes collègues ont trouvé que c’était sympa » explique Christelle à France bleu Loire Océan.

« Je ne me bats pas que pour moi, je me bats pour tout le monde par exemple la boulangère qui livre le pain gratuitement ne pourra peut-être plus le faire ! Donc oui, nous voulons montrer notre mécontentement ».

La coiffeuse Élise Billot a, toute suite, adhéré à l’idée : « dès qu’elle m’a proposé j’ai aussitôt installé le gilet devant ma boutique » explique-elle, elle-même impactée par la hausse des carburants, elle habite à plus de 25 kilomètres.