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17 Déc 2017 | Profession
 

Une foule. La grande abbatiale romane de Saint-Amant de Boixe, en Charente, était pleine à craquer, ce jeudi 14 décembre, pour la célébration des obsèques de Gilbert Nanglard, ancien vice-président de la Confédération.

« Nous garderons en mémoire l’élu, le collègue, l’ami brusquement parti trop tôt à 69 ans » devait réagir Philippe Coy à l’annonce de son décès, dans un message aux élus de la profession, « fourmillant d’idées, empli de vie et de projets, Gilbert se sera engagé dans tous ses projets. »

•• À sa sortie du petit-séminaire d’Angoulême, Gilbert Nanglard était « monté à Paris » pour embrasser l’exigeante profession de serveur de café, à 19 ans. Gravissant vite les échelons du métier, il allait devenir le patron du « Café des deux stades », porte de Saint-Cloud devant le Parc des Princes, assidûment fréquenté par les supporters du PSG le week-end, dévasté par des hooligans anglais une fois, et visité quotidiennement en semaine par les potaches du lycée Claude Bernard (dont Pascal Bescher, directeur de Formation buralistes qui devait enrôler bien plus tard Gilbert comme délégué à la formation : le monde est petit).

•• Et s’il est revenu à Angoulême ce fut pour reprendre un célèbre établissement du centre, rebaptisé « Le Chat Noir » (bien connu, notamment, de la jeunesse locale dont un certain Emmanuel Maizieres, directeur commercial de So Good : le monde est petit 2) et s’investir dans la vie de buraliste (tabac et presse).

Gilbert Nanglard ne tarde pas, dès lors, à s’insérer dans l’action syndicale : président des buralistes de Charente en 1992, président de la fédération Sud-Ouest, administrateur dès 2002 de la Confédération dont il devient vice-président en 2004. Avec une implication particulière dans le démarrage de la Coopérative des buralistes.

Parallèlement, il a contribué largement à la vie commerçante angoumoisine et – curieux de tout, tel le grand voyageur qu’il a aussi su être – a même apporté sa pierre au développement du célèbre festival de la bande-dessinée. Membre de clubs cigares, il était également compagnon de la Confrérie Jean Nicot.

Depuis 2013, il partageait ardemment la passion des vitraux de son épouse, Danielle, dans l’atelier qu’ils avaient fondé.

•• En ce triste jeudi, Sophie Lejeune (secrétaire générale de la Confédération), Jean-Luc Renaud (président de Formation buralistes), Alain Lagarde (président des buralistes de Charente), Corinne Lacoste (Lot-et-Garonne), Joaquim Rompante (Gironde), Jacky Revillé (Charente-Maritime), Jean-Jacques Teulet (ancien président de Dordogne), Jean-Paul Vaslin (directeur des Affaires publiques de la Confédération) et Pascal Bescher (directeur de Formation buralistes) se trouvaient aux côtés de nombreux buralistes présents, toujours en activité ou pas.

« Il se dégageait de Gilbert une clarté, une luminosité et une incandescence qui marquent nos mémoires. Gilbert, c’était une présence, un goût épuré du bien-faire et une passion pour la transmission. Compagnon de lutte syndicale et ami, à jamais … » a-t-on pu entendre dans l’hommage qui lui a été rendu sur place.