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23 Mar 2017 | E-cigarette
 

Il y a dix ans l’entreprise Gaïatrend naissait à Rohrbach les Bitche pour fabriquer les premiers liquides à vapoter français (voir Lmdt des 29 octobre et 29 septembre 2015 ainsi que du 2 septembre 2014). Fondée au départ par Didier Martzel avec seulement son épouse et ses deux fils, elle compte aujourd’hui 140 salariés et est devenue le premier employeur de cette région du Pays de Bitche.

•• À l’époque, la cigarette électronique n’en est qu’à ses débuts, et le marché des e-liquides est dominé par la production chinoise. En France, la règlementation est balbutiante, rappelle un reportage de France 3 Grand Est de ce lundi 20 mars. L’ingénieur tente d’abord de mettre au point une cigarette électronique française, mais il se rabat rapidement sur la mise au point de liquides. Il dépose ses premiers brevets en 2008, et démarre la production peu après, aidé de ses deux fils Xavier, l’aromaticien et Olivier qui prend en main la production.

Aujourd’hui le catalogue compte une centaine d’arômes, vendus à 95% sur le marché français. De quatre, l’entreprise est passée à 140 salariés, donc plusieurs ingénieurs, et des dizaines de techniciens.

•• Gaïatrend n’est plus le seul fabricant français, mais il tient à conserver sa production à Rohrbach les Bitche, pour en assurer la qualité et la traçabilité. Sa stratégie commerciale pousse l’entreprise à aller désormais chercher des marchés à l’export, notamment aux États-Unis et en Asie (voir Lmdt du 30 mars 2016), ce qui laisse augurer de nouvelles embauches dans les années à venir selon Didier Martzel : « il y avait des périodes où on embauchait parfois dix personnes par mois, mais maintenant c’est plutôt deux à trois en fonction des nouveaux besoins. En 2016 on a structuré fortement l’entreprise pour lui permettre désormais d’aller vers de nouveaux marchés, tout en restant attentif à l’évolution de la réglementation ».