Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
15 Août 2017 | Profession
 

Très au fait des risques représentés par le projet gouvernemental du paquet à 10 euros, La Voix du Nord (édition de La Lys) est allée recueillir quelques propos de part et d’autre de la frontière (voir aussi Lmdt du 13 août).

•• Côté belge, on la joue faussement modeste : « Au moins 80 % de ma clientèle est française » annonce d’emblée une vendeuse de tabac de Menin. « Mais nous subissons aussi des augmentations en Belgique, donc l’écart de prix n’est jamais significatif. Aujourd’hui on ne parvient plus qu’à attirer les frontaliers (…) Avant, les Français venaient de plus loin, on avait même une clientèle anglaise qui se déplaçait. Mais pour eux cela ne vaut plus le coup désormais » reprend la même commerçante belge qui explique subir également la concurrence des nombreux tabacs de la ville et du développement d’un marché noir de tabac en provenance de Chine.

« Nous serons encore compétitifs pour le tabac à rouler, mais plus pour les paquets traditionnels, cela ne va pas changer grand-chose pour nous » expose un autre collègue (à voir … avec un paquet à 10 euros, en France / ndlr).

•• Côté français, on se retrouve avec le courage des buralistes du Nord. À Comines, Wervicq-Sud et Halluin qui ont un accès direct avec la Belgique, pratiquement tous les buralistes ont baissé définitivement le rideau. Un survivant : « j’ai mes clients. Certains me disent qu’ils préfèrent le tabac français parce que le goût est différent, la provenance n’est pas la même.

« Les clopes, c’est 6 000 euros de chiffre d’affaires mensuel pour moi, ce n’est pas énorme mais je fais aussi café, Loto, presse et relais ».