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26 Mai 2018 | Observatoire
 

Comme nous en parlons régulièrement ici, les boutiques proposant du CBD – en e-liquides ou sous autres formes – fleurissent un peu partout en France (voir Lmdt du 23 mai).

À Pontarlier, « K-na First » est la première du genre. « Nous avons un peu attendu avant de nous mettre sur le marché pour être sûrs d’être en règles », précise Sophia Gombaud-Saintonge à L’Est Républicain (édition 24 mai). Mais c’était sans compter sur la réaction de leur banque.

•• Les deux associés ont ouvert, ce vendredi 25 mai, une enseigne dans un local assez restreint mais largement suffisant pour leur activité : « le but n’est pas de proposer tout un tas de produits différents. Nous avons choisi de nous spécialiser dans les fleurs séchées. Donc, nous travaillons avec des fournisseurs suisses que nous avons rencontrés et qui cultivent des fleurs biologiques ». Et ils voient plus grand : « nous allons nous implanter du côté de Lyon, Amiens et peut-être ailleurs ».

•• Mais premier obstacle … La veille de l’ouverture, la jeune femme a reçu un coup de fil de son banquier lui expliquant qu’il ne pourrait pas ouvrir son compte. Motif : « on ne remet pas en cause le fait que cette activité soit légale ou non, mais on ne souhaite pas s’y associer. La direction a tranché et la Société Générale ne souhaite pas mêler son nom à cette activité. Ce n’est pas contre cette commerçante. »

•• « On venait de recevoir le terminal bancaire pour les cartes bleues. J’ai tout laissé dans les cartons et on a uniquement accepté les paiements en liquide. C’est donc la Société Générale qui dicte sa propre loi » déclare, scandalisée, Sophia Gombaud-Saintonge.

« Pour prêter de l’argent à des buralistes ou à des marchands d’alcool, il n’y a aucun problème, alors que ces produits tuent des milliers de personnes tous les ans. Mais moi, de mon côté, je vends du cannabis inoffensif, au même titre que la verveine ! ».